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Cortex Successeur Logique De Shock Corridor [page 1]

Par Florent Kretz - publié le 21 août 2008 à 04h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 17h33 - 0 commentaire(s)
« Une fois la première version du scénario écrite, je me suis rendu dans un hôpital spécialisé et j’ai partagé la vie, le quotidien des malades durant plusieurs jours et nuits. Au delà de la simple idée de perte de mémoire, je voulais absolument tenter de mieux comprendre et ressentir cette maladie, saisir ce qui avait changé dans la perception du monde telle que la ressentent ces personnes. Dès lors, il m’était devenu impossible de faire un film objectif et j’ai préféré me montrer plus subjectif, sans pour autant entrer dans la tête du personnage à coups d’images trop fantastiques. Je me suis principalement centré sur la relation sensuelle que ces personnes entretiennent avec leur entourage. Il m’a fallu adoucir mon scénario afin de le rendre moins agressif et tenter de protéger surtout ceux qui sont concernés directement par cette maladie, pour lesquels Cortex ne devait pas apparaître comme grossier ou manipulateur. »

Nicolas Boukhrief



Outre le fait d’être un thriller rondement mené, Cortex de Nicolas Boukhrief s’inscrit assez logiquement, par l’essence même de son intrigue, dans la veine de métrages s’étant penchés sur la question de la folie mais aussi des instituts spécialisés consacrés aux patients atteints de troubles mentaux. De même, le réalisateur reconnaîtra lui-même avoir été véritablement bouleversé, plus jeune, par deux œuvres cultes, grands classiques du septième art : Schock Corridor et bien évidemment Vol au dessus d’un nid de Coucou (ce dernier étant disponible en Blu-Ray depuis la semaine dernière). Si pour ne pas se laisser influencer par ces deux poids lourds, il ne se sera jamais penché sur les films respectifs de Samuel Fuller et de Milos Forman durant la préparation et le tournage, ces deux là seront tout de même restés ancrés en lui, relation qui concrétisera un peu plus leur légitime paternité. Ainsi, plus que d’offrir une relecture, une réinterprétation d’un même thème ou un film aux aspirations empruntées, Cortex se comporte en nouvelle brique placée dans un mur, à l’instar de celui des Floyd et de Parker. Car s’il est évident que considérer le sujet sans se soumettre à l’inévitable contemplation de ce qui a déjà été fait aurait été sans doute audacieux mais surtout présomptueux et inconscient, les inavouables modèles semblaient déjà avoir fait le tour de la question. Boukhrief ira pourtant plus loin, proposant une alternative habile au radicalisme des deux chefs d’œuvre, en proposant de s’en éloigner et de ne pas offrir à la folie elle-même le premier rôle. Ainsi, pour mieux se concentrer sur le rôle complémentaire d’un film comme Cortex, pourrions-nous nous pencher sur les deux précédents, brièvement mais sûrement.




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