Par - publié le 18 août 2008 à 18h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 17h27 - 0 commentaire(s)
PULSIONS (BRIAN DE PALMA)
Pour la référence flagrante à Psychose, de Alfred Hitchcock. Pour le regard subreptice dans le miroir de Michael Caine. Pour deux scènes hallucinantes : le plan-séquence dans le musée qui laisse entrer l’air du désir et surtout la grande scène de meurtre inattendue de l’ascenseur (spécialité de De Palma depuis Soeurs de sang pour renouveler l’effet que la scène de la douche a eu chez lui).



LE BOUCHER (CLAUDE CHABROL)
Parce que Claude Chabrol peut se targuer d’avoir donné quelques uns des plus beaux rôles à Jean Yanne au cinéma (n’oublions pas non plus l’ami Maurice Pialat) et que la réciproque est valable : jamais Chabrol n’aurait pu réaliser ce film sans l’interprétation très touchante de Jean Yanne. Parce qu’ici, le tueur en série secret, à la fois humain et monstre, touchant et terrifiant, tombe amoureux d’une institutrice vieille fille (Stéphane Audran, génialement déphasée). Parce que les plus belles histoires d’amour ont souvent fait des scripts amoraux.

SERIAL MOTHER (JOHN WATERS)
Parce que John Waters a toujours voué une fascination pour les tueurs en série. Ici, il pousse l’audace à confier le rôle d’une serial mom à la vamp Kathleen Turner, revenu de Crimes of Passion. Parce qu’on doit trier ses ordures, parce qu’on ne bouffe pas les oiseaux, parce qu’on assassine les gens avec des tisonniers dans une brocante et des gigots pendant qu’on regarde Annie à la télé. Pour l’hommage à Hershell Gordon Lewis et le mauvais goût présent un peu partout (des revues pornos spéciales au crachat de morve en pleine église). Parce que chez Waters les scènes dans un tribunal ressemblent à des kermesses (cf. Female trouble, Divine et son jury hilare). Et enfin parce qu’on ne porte pas des chaussures blanches quand ce n’est pas la bonne saison.


LE SILENCE DES AGNEAUX (JONATHAN DEMME)/ SE7EN (DAVID FINCHER)
Jonathan Demme propose le grand film de serial-killer du début des années 90 avec Le silence des agneaux, en rebondissant sur Manhunter, de Michael Mann dans les années 80. Depuis, une suite parodique (Hannibal), une repompée honteuse (Dragon Rouge), un prequel maniéré (Les origines du mal) et surtout des tonnes de copycat. Le tueur en série est joué par Anthony Hopkins qui au fil des épisodes a pris son personnage de moins en moins au sérieux. Se7en, de David Fincher, est le seul film à avoir pu rivaliser sur ce terrain en s’imposant comme la référence du genre.
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