Par le biais de son
commentaire audio, Oliver Stone se livre à un cours d’Histoire magistral, revenant allègrement sur tous les points clé de l’histoire de l’Empereur, et avec une incroyable générosité, revient en détail (il a le temps) sur son travail dans la construction du film. 210 minutes de commentaire d’Oliver Stone (sans sous-titres), avec l’investissement qu’on lui connait et la passion qui l’anime, son sens du détail, relève de l’expérience que tout cinéphile se doit d’expérimenter au moins une fois. Il fait preuve de pertinence, d’humour, de points de vue assumés et revendiqués.
On trouvera ensuite, toujours sur le premier HD-DVD, un
second commentaire délivré par l’historien Robin Lane. Les propos tenus sont moins réceptifs pour quelqu’un qui ne s’intéresse pas di plus profond de son âme à l’histoire avec un grand H mais il s’agit là d’un sympathique (et pas vraiment doté d’humour) complément au commentaire de Stone. Si après tout ça vous avez encore des lacunes sur la vie et les exploits guerriers et romanesques d’Alexandre…
HD-DVD 2 : Outre la seconde partie du film, c’est ici que l’on retrouve la majeure partie des bonus présents sur les précédentes éditions.
Oliver Stone sur le tournage de ALEXANDREMaking-of : Vaincre le Temps (16/9, 1h16)
Réalisé par Sean Stone, fils d'Oliver, ce making-of devrait plus être qualifié de film pour sa structure narrative particulière. Intrigué par le métier de son père et ce projet "Alexandre" qui le hantait depuis si longtemps, Sean Stone nous explique avoir arrêté la fac le temps d'un semestre pour l'accompagner dans son périple, sachant qu'il aurait besoin de soutien, mais aussi persuadé que son père ne ferait un tel film qu'une seule fois dans sa vie. Si l'on ne regarde que les éléments détaillant la fabrication du film, on tient là sans aucun doute l'un des documentaires les plus honnête et riche sur une telle production. Il faut voir Oliver Stone dans une chambre d'hôtel avec son producteur en train de discuter de la date de sortie du film, regardant semaine après semaine quelle est la meilleure pour le film : "Non là c'est Thanksgiving, les gens vont moins au cinéma" ; "Non là y'à Ocean's Twelve qui sort, Le Pôle Express, Blade je sais pas combien, et après il y a Aviator", etc jusqu'à arriver à la date du 20 Décembre qui met Stone dans tous ses états tellement il a l'impression que son film va être sacrifié dans une période où les gens vont peu au cinéma. "C'est du capitalisme dans toute sa splendeur" rétorque-t-il en riant jaune. Finalement le film sortira le 24 Novembre.

Sean Stone, réalisateur du making-of, face à son pèreOn assiste également à quelques réunions de production nous dévoilant la face cachée du cinéma, ainsi qu'une séance houleuse de montage où Oliver Stone se rend compte de quelques défauts ("J'ai trop utilisé la steady-cam dans cette scène ! C'est toi qui m'a fait faire ça ! Quelle gâchis !") mais surtout du nombre de plans qu'il allait de voir jeter (deux bonnes heures sur cinq). Le tournage en lui-même nous ait aussi dévoilé, montrant l'atmosphère sur le plateau, le travail avec les acteurs, leurs hésitations, leur implication, leur direction, le tout parfois accompagné des commentaires de Stone père ou fils.
Mais à ces images d'exception dévoilant l'envers du décor avec une absence de pudeur troublante, c'est surtout cette relation entre les deux hommes mise en parallèle qui donne une dimension supplémentaire à ce "making-of". Le tournage devient alors un véritable voyage initiatique pour les deux.


Au détour de ce making-of, Stone évoque sa crainte de dévoiler un film à son public, car il se dévoile lui-même. Ce film/documentaire magistral en dévoile les raisons, prouvant que tourner un film ne se résume pas à enchaîner des plans et les monter ensemble, mais en une véritable implication émotionnelle. Franchement, on avait jamais vu ça, et quiconque intéressé par le cinéma se doit d'être témoin de ce tournage par ce film.
Les essais de Collin Farrell en perruque bouclée, dévoilés dans le making-ofOn trouvera ensuite
trois featurettes (Resurecting Alexander (27mn) – Perfect is the enemy of good (29mn) et The Death of Alexander (31mn)). Par le biais de ces trois modules réalisés par le fils de Stone à nouveau, l’exploration dans la production de ce film titanesque continue. Le fiston nous explique tous les problèmes survenu lors de la production et du tournage, la création des costumes et des différents décors, la préparation du tournage, aborde le travail effectué sur la photographie du film… Sans jamais se montrer redondant avec le précédent making of, Sean Stone nous dresse un habile portrait du film de son père. Les fans apprécieront !
Cette édition se clôt sur un lot de
bandes annonces et un petit détour du coté de la bande originale de Vangelis.
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