MISSION:IMPOSSIBLEIMAGE : 7/10
C’est avec une grande tristesse que l’on constate que c’est le premier opus de la trilogie (pour le moment) qui obtient le moins bon résultat sur nos lecteurs. Non seulement le master n’est pas immaculé mais on notera une définition loin d’être continuellement aussi précise que sur le dernier volet. D’un point de vue colorimétrique, les teintes perdent de leur naturel et les couleurs souffrent d’une sursaturation. Attention, soyons toutefois réaliste, le résultat n’est pas en soit catastrophique, mais compte tenu de l’attente, on aurait espéré que Paramount mette un peu plus en avant la petite perle de De Palma. Le transfert ne manque certes pas de qualité : Belle profondeur de champs, contrastes relativement solide et compression d’une excellente tenue.
SON : 8/10
A l'image du film, le son met littéralement la gomme pour une immersion totale au cœur d'une aventure qui n'en mérite pas moins. Entres effets sonores divers (pluie, explosion, ambiances), et la spectaculaire séquence finale faisant défiler un peu de tout (arbres, hélicoptères, trains, souffles) sur l'ensemble des canaux, c'est assurément le célèbre thème de Lalo Schiffrin remanié par Danny Elfman qui remporte la palme, bien au-delà de sa grande qualité artistique. Basses et balances dynamiques de percutions diverses entres les enceintes droite/gauche offrent une énergie à l'ensemble dès les premières secondes du film.
On aurait toutefois apprécié que les canaux surround nous délivre un peu plus de finesse et de présence lors des scènes "calmes". Après tout, il n'y a pas que les scènes d'action qui doivent charmer nos oreilles.
La différence avec le DVD est également frappante, au niveau des détails et de la finesse que gagnent les deux mixages en HD.
BONUS : 2/10
Tous les bonus sont regroupés aux côtés du film, contrairement à l'édition DVD qui les proposait sur un second disque. Chacun est présenté en 480p (définition standard).
Mission remarquable : créer l'impossible depuis 40 ans (11min27) :Deux constats effarants quant à la qualité de l'interactivité. Tout d'abord, ce petit documentaire se montre particulièrement mauvais sur le plan informatif. Mais il s'agit surtout de la pièce maîtresse du disque ! Non seulement seule Paula Wagner accepte de revenir sur le premier film, les propos de Jon Voight, Brian De Palma et Tom Cruise n'étant que des interviews promo d'époque, mais chacun bénéficie d'un temps de parole n'excédant pas les 60 secondes. Le reste ne consistant qu'en des extraits des trois films et une poignée d'images du tournage. Pire encore, le chapitre réservé à Mission impossible 2 n'est qu'un morceau des bonus proposé sur son ancienne édition. Dernier reproche, le documentaire dont le titre semble annoncer un historique de la saga, ne se penche que quelques secondes sur la série d'origine.
Mission : exploits explosifs (5min10) :Un peu plus d'images du tournage. Chouette alors, même s'il s'agira essentiellement de complimenter les exploits d'un Tom Cruise effectuant lui-même ses propres cascades. En bref un acteur qui se défonce pour les projets qui lui tiennent à cœur, mais ça on le savait déjà.
Mission : Musée international de l'espion (6min32) :Dans le genre remplissage, nous avons ici droit à une petite visite guidée du musée de l'espionnage où un expert nous révèle quelques combines d'un temps passé utilisé par les véritables services secrets. Amusant quelques secondes avec son rouge à lèvre pistolet et ses micros cachés dans les excréments de chien, ce petit bonus aurait été bien plus agréable s'il complétait une lourde interactivité. Ce que ce second DVD ne propose pas.
Mission : Les espions sont parmi nous (8min41) :Petite propagande originale à propos des agents secrets de la CIA, illustrée par d'intéressantes interventions d'anciens éléments. Là encore, comme le supplément précédent, le module apporterait sans doute une vraie valeur ajoutée à l'interactivité si elle complétait quelque chose de réellement focalisé sur le film. Une bonne occasion néanmoins de découvrir que Mission Impossible n'est pas forcément aussi extravagant qu'on le pense, et que les fameux masques existent bel et bien.