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Doug Liman : portrait [page 1]

Par Florent Kretz - publié le 04 septembre 2008 à 06h04 ,
MAJ le 20 mai 2010 à 10h32 - 0 commentaire(s)
A la sortie de Jumper, film ô combien fantastique et regroupant un casting sympathique, le métrage sembla décevoir les quelques spectateurs désirant un gros spectacle aux effets démesurés, c’est pourtant son réalisateur qui fit la différence en axant sa mise en scène moins sur le divertissement que sur le développement des personnages. Point de vue déconcertant pour un gros budget comme celui-ci semblant promettre le sensationnalisme plus que la réflexion mais pas forcément insatisfaisant lorsque l’on connaît un minimum la carrière de l’auteur derrière la caméra. Portrait rapide de Doug Liman, cinéaste visiblement plus sensible par le fond que par la forme.



Pas facile de situer un réalisateur comme Doug Liman dans l’univers cinéphile dans lequel il évolue. Si les titres qui le firent connaître du grand public sont majoritairement des films aux enjeux démonstratifs, il est pourtant évident que l’intérêt du cinéaste dans ses propres métrages est à cent lieues que ce qui frappe au premier abord. Ainsi, il est presque impossible de vraiment pouvoir cataloguer Liman dans un genre ou dans un autre tant il semble s’appliquer à dérouter par ses choix et ses envies. Né en juillet 1965 et New-yorkais pure souche, Doug Liman est le fils de l’un des principaux protagonistes du scandale de l’affaire Iran-Contra qui s’était déroulée dans le courant des années 80. Se détournant dès son plus jeune âge des préoccupations politiques et juridiques de ses parents, il se passionne vite pour le cinéma et plus particulièrement pour les petits courts-métrages qu’il peut lui-même tourner. A peine âgé de sept ans, il se lance donc dans la réalisation avec le matériel disponible à la maison et décide de se consacrer pleinement à cette occupation.



Participant dès qu’il en a l’occasion aux ateliers photo et vidéo de son lycée, il décide d’intégrer la Brown University de Providence à Rhode Island dont il sera diplômé en 1988 après avoir amplement participé aux premiers jours d‘une chaîne de télévision câblée. Ayant suivi parallèlement les cours de l’International Center of Photography, il embraye en s’inscrivant à l’USC, une école prestigieuse de cinéma et de télévision. Diplômé en 1992, c’est là qu’il se sera fait repérer et qu’on lui confiera la réalisation de Getting In d’après un script des frères Posner. Tourné en 35 mm, le métrage est l’incarnation flagrante des films indépendants de cette époque. De plus, on peut retrouver dans son casting Matthew Perry et Calista Flockhart qui à l’époque faisaient leurs premiers pas, à l’instar de Liman dont c’est le premier véritable travail de réalisateur.

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