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Eaux Troubles : Radha Mitchell [page 1]

Par Nicolas Houguet - publié le 08 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 12 octobre 2009 à 17h46 - 0 commentaire(s)
On se souvient dans un beau petit film de Woody Allen, Melinda et Melinda, d'une actrice au caractère double, Radha Mitchell, dont la grâce pouvait convenir à la comédie et à la tragédie. Elle fut souvent requise également pour des films tendant davantage vers le thriller voire l'horreur (Silent Hill ou Pitch Black). C'est dans ce registre de l'épouvante qu'on la retrouve au casting de Eaux troubles (anciennement intitulé « Solitaire »), sorti en DVD le 5 Mars 2009, aux prises avec un crocodile géant. Mais la belle Radha a également été l'épouse délaissée, paradoxalement froide et touchante de James Barrie, dans Neverland de Marc Forster. A ce stade de sa carrière elle est encore dans l'attente d'un grand rôle qui achèvera de révéler son talent et l'ampleur de son registre.



Maîtrise des contrastes

Elle a vu le jour en Australie, au jour de l'an de 1973. Elle devient actrice alors qu'elle est encore au lycée. Elle apparaît dans une série télévisée et fait ses débuts au cinéma dans une comédie romantique Love and other catastrophes en 1996. Elle incarne une étudiante qui subit une rupture difficile avec son amie. Elle est belle, et le film connaît un petit succès.

Mais c'est avec High Art de Lisa Chodolenko que Radha Mitchell s'impose en 1999. Cette oeuvre indépendante confirme son aura sexy et la plonge dans une liaison fascinante avec une autre femme. L'actrice s'intègre parfaitement à cet univers troublant et marginal (dans le milieu sulfureux des artistes New Yorkais). La manière d'aborder l'homosexualité féminine est juste. On voit un amour s'épanouir dans tous ses aspects, des plus désirables aux plus destructeurs. Le regard de Mitchell, suggère toute l'innocence, le caractère absolu et intense des passions de jeunesse. Son sens de la nuance lui permet de suggérer les contradictions ce personnage : elle est prise dans une liaison torride, en même temps qu'elle est une journaliste ambitieuse quelque peu antipathique.



Cette manière d'allier les extrêmes est probablement ce qui fait la richesse de Mitchell, sachant exprimer des sentiments antagonistes tout en maintenant la cohérence et l'unité d'un rôle. Elle est alors une actrice importante du cinéma indépendant. Elle apparaît dans d'autres productions qui tirent partie de sa singulière beauté, alliant l'innocence de sa blondeur que vient tempérer son regard grave.


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