Par Nicolas Houguet - publié le 14 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 17 mars 2010 à 12h41 - 0 commentaire(s)
Dans les Témoins en 2007, elle collabore de nouveau avec André Téchiné, dans le rôle d'une femme de lettres tentant d'écrire un roman. Elle y est la femme de Sami Bouajilla, flic à la brigade des moeurs et l'amie de Michel Blanc, dans une oeuvre qui évoque les difficiles relations entre les êtres et la montée du Sida au milieu des années 80. Après ce contexte grave, elle se change les idées dans Disco de Fabien Oteniente, en prof de danse de Franck Dubosc. Elle allait dans l'auto-parodie en actrice poursuivie par un fan envahissant, Kad Merad, dans Mes Stars et moi de Laetitia Colombani (où elle donnait de nouveau la réplique à Catherine Deneuve).

On préfère toutefois l'originalité et la fièvre de Vinyan, où elle est une mère, persuadée que son fils a survécu au Tsunami qui a dévasté la Thaïlande. Elle y retourne avec son époux et part dans une quête fantomatique et désespérée, plongée dans un voyage trouble, au coeur des ténèbres et de la folie. Béart livre une interprétation fascinante. Elle s'est investie très fort dans ce projet.





























Portée par ses convictions, Emmanuelle Béart est ambassadrice de l'UNICEF. Dans la vie, comme dans ses rôles, elle est entière, se consacre à ce qui lui tient à coeur avec un engagement total. Le dénominateur commun de ses rôles éclectiques, c'est cette manière de s'y immerger, avec une intensité, une jubilation et une intégrité qui embrasse tous les registres.

La beauté d'Emmanuelle Béart est sans doute là: dans sa manière généreuse de donner à voir toutes les facettes de son talent et de sa personnalité, d'oser aborder d'autres univers, risqués ou inattendus, comme prochainement celui de Virginie Despentes (pour Bye bye Blondie). Elle surprend sans cesse, sans jamais se limiter à une seule dimension.
logAudience