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Hayden Christensen : Du Jedi Au Jumper [page 3]

Par Nicolas Lemâle - publié le 05 septembre 2008 à 09h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 18h01 - 0 commentaire(s)
Passé ce coup d'éclat qu'il convient de redécouvrir, Hayden Christensen retourne sur les gigantesques plateaux de tournage de Star wars épisode 3 : La revanche des Sith, ultime chapitre de la saga Skywalker, non sans être déçu de devoir, jour après jour, jouer son rôle accroché à un câble ou devant un décor vide (et un sabre laser, qui, vous vous en doutez, n'émet que très peu d'énergie). Après les critiques essuyées pour L'attaque des clones, Lucas rectifie le tir, au moins au niveau du look de son Anakin, à la silhouette plus imposante (Hayden a fait ses exercices), plus carrée, en un mot, plus menaçante. Car, désormais, toutes les cartes sont sur la table : La revanche des Sith se situe dans la lignée de Star wars épisode V : L'empire contre-attaque. Les Jedi y sont décimés, le côté obscur de la Force triomphe, et les survivants doivent fuir. Une atmosphère de fin du monde (ou de galaxie) qui culmine à l'écran dans le long duel fratricide entre Obi-Wan et Anakin, sans doute la seule séquence viscéralement tragique de cette nouvelle trilogie. Cette fois-ci, les critiques sont positives pour Christensen, et celui-ci peut tourner, heureux, la page, pour profiter de la liberté d'action que ces deux blockbusters lui ont apportés.



Depuis 2005, Hayden Christensen, qui n'a pas encore trente ans, a enchaîné les tournages, malgré le peu d'amour qu'il entretient avec Hollywood (il vit d'ailleurs seul avec ses deux cochons dans une ferme au Canada). Malheureusement pour les spectateurs français, enfin pour ses admiratrices en tout cas, sur les quatre films tournés depuis La revanche des Sith, deux sont encore inédits en France, et l'un n'a connu qu'une sortie technique en 2008. Impossible donc de savoir si l'acteur se montre convaincant en simili-Bob Dylan dans la bio romancée Factory Girl (consacrée à la fameuse « Factory » d'Andy Warhol) ou s'il brille en patient plus ou moins anesthésié dans le thriller Awake, avec Jessica Alba. Fraîchement reçue et très mal vendue, la comédie de cape et d'épée Virgin Territory a été vendu comme une gaudriole en costumes via le consternant retitrage Medieval Pie, condamnant un film sans prétention à l'anonymat des vidéo-clubs.



Il a donc fallu que Christensen trouve une nouvelle franchise à sa mesure pour recommencer à s'exporter efficacement. De Jedi, l'acteur est devenu Jumper, soit un héros doté d'un des pouvoirs les plus grisants qui soient, la téléportation, mais qui se retrouve poursuivi par une société secrète ayant juré sa perte. Un rôle ludique dans une grosse production généreuse en cascades et effets spéciaux, la première en fait que le comédien tienne seul sur ses épaules. Les résultats décevants au box-office amoindrissent les chances de revoir l'acteur dans une suite, pourtant clairement amorcée dans les dernières minutes du film. Qu'importe, en fait : Hayden Christensen a déjà brisé la malédiction post-Star Wars, en ne restant pas dans l'ombre écrasante de son rôle de Jedi, et en partant à la recherche de projets plus ambitieux dramatiquement. Le plus proche de nous étant l'intriguant Beast of Bataan, un mélange de film de guerre et de prétoire dirigé par Fred Schiepsi (Six degrés de séparation), qui s'intéressera aux conséquences du sinistre massacre de Bataan, en 1945.
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