Il y a chez Hilary Swank une beauté simple et naturelle. Elle est une actrice en prise directe avec ses émotions, qui les transmet sans trucs, sans tics, avec une candeur désarmante. Même si le personnage qu'elle incarne est complexe ou brisé (comme c'est le cas dans Boys don't cry ou même dans P.S : I love you qui sort en DVD le 27 août). Il émane d'elle une irrésistible vitalité, une force de vie alliée à sa vulnérabilité qui la rend plus émouvante encore (dans Million dollar baby). Alternant les films indépendants (Boys don't cry, 11h14) et les productions plus importantes (Fusion : the Core ou le Dahlia noir), Swank est un visage important du cinéma américain, une comédienne dont Clint Eastwood a dit qu'elle était tout simplement la meilleure. Une telle recommandation est assez impressionnante et mérite tous les honneurs de notre trombinoscope.

Le coeur à l'ouvrage
Née le 30 Juillet 1974 dans le Nebraska (comme l'héroïne de Boys don't cry), la jeune Hilary se distingua d'abord à la natation. Elle participa à des compétitions à un haut niveau. Son père était vendeur de caravanes, passait son temps sur la route et était la plupart du temps absent. Elle vécut donc dans une caravane. Passionnée dès le plus jeune âge par la comédie, elle se consacra pourtant d'abord au sport (à la natation vint s'ajouter la gymnastique). Mais soutenue par sa mère, elle tenta bientôt la grande aventure de se rendre avec elle à Los Angeles pour y devenir actrice.

