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House Of The Dead, De Uwe Boll : Le Test Dvd [page 1]

Par Arnaud Mangin - publié le 06 juillet 2006 à 10h01 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h03 - 0 commentaire(s)
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C'est dans un silence de mort que l'on reste prostré seul (ou à plusieurs) au creux de son canapé après avoir pressé le bouton Stop à la fin de House of The Dead. Parce que si nous étions habitués à voir des films nullards par paniers entiers et qu'il faut donc s'accrocher aujourd'hui pour être surpris, la présente expérience fascine autant qu'elle laisse dubitative. Car avec le Dr Boll - que l'on soupçonne de plus en plus d'être un psychanalyste fauchant volontairement ses films pour mieux capter les réactions - un film avec des explosions et des coups de feu, qui devrait par conséquent être au moins divertissant, procure ici le même effet qu'assister de manière impuissante au spectacle désespérant d'un immigré allemand tentant de rentrer une pastèque dans un entonnoir pendant une heure et demi. Ca ne fonctionne pas, bien évidemment, et surtout ça ne fonctionnera jamais. Mais Boll tente sa chance jusqu'au bout et insiste, insiste, et insiste encore à foncer dans le mur sans avoir peur de la douleur au point d'inventer un nouveau genre de film. Un genre pour le moment inqualifiable qui nécessite qu'un groupe d'experts se penche sur l'œuvre du bonhomme pour totalement l'analyser, mais un genre qui lui est propre et qui conserve cette maigre qualité de susciter la curiosité.



Certes, le pouvoir hypnotique du film – le même qui vous pousse à suivre des conneries à la télévision – lui permet de nous garder jusqu'à la dernière péloche là ou Alone in the Dark, véritable ratage cinématographique pour sa part, perdait ses spectateurs en quinze minutes. Mais de House of the Dead, il ne reste que le nom. A des années interstellaires du jeu vidéo dont il est censé s'inspirer, où de mémoire le joueur était invité à dégommer des monstres de chair ou d'acier en tout genre dans une gigantesque bâtisse médiévale, le film ne proposera que quelques sales types maquillés à la crème Nivea en guise de zombies et s'orientera même bizarrement dans une sorte de remake parodique involontaire de L'Enfer des zombies de Lucio Fulci. Île satanique, monstres bidons, effets spéciaux bidons, vadrouilles incongrues de jeunes gens ou de flics qui n'ont rien à faire là, et brasses coulées de zombies : tout est là pour rendre hommage au Z italien ! Tant mieux presque, puisque lorsque l'un des héros s'essaye à citer Romero lors d'une réplique, non seulement les personnages ne comprennent pas de qui il s'agit (premier blasphème) mais en plus le cinéphile de service rajoute un mémorable "De toute façon, il n'y aura jamais de quatrième film des morts !"(second blasphème). Certes, en 2003, Land of the Dead n'était pas encore de notoriété publique, mais en plus de ne pas savoir réaliser, Boll n'a pu s'empêcher de l'ouvrir pour sortir une connerie de plus. Fin de la parenthèse.




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