Vincent Paul-Boncour et Fabien, l’un de ses collaborateurs ont eu la gentillesse de nous recevoir pour nous parler de l’avenir de Carlotta alors que l’éditeur fête ses dix années d’existence et sort actuellement ses deux premiers Blu-Ray. Hier, la discussion abordait la question du Blu-Ray et de la politique de l’éditeur face à ce nouveau support mais aussi celle des bonus. Aujourd’hui, il sera question de la position de l’éditeur face à la dématérialisation du support et de son line –up futur, mais aussi d’une de ses sorties Blu-Ray les plus surprenantes et attendues, celle de
l'Aurore, le classique de Murnau.
Au terme de notre discussion sur le Bu-ray, vous évoquiez l'Aurore comme une ressortie importante et inattendue, à quoi doit-on s’attendre pour son arrivée sur le support ?Vincent Paul-Boncour : L'Aurore, on ne nous attend pas forcément sur ce titre-là en Blu-Ray immédiatement. C’est un film des années 1920, muet de surcroît. Après, le film est fabuleux et avec le muet, en termes de pistes audio, on a l’embarras du choix. Donc c’est quelque chose qui peut vraiment être développé et travaillé. Ensuite, pour tout ce qui a trait à l’interactivité liée aux bonus, on peut œuvrer de manière forte et cela d’autant plus que
l'Aurore est un titre très fort.
Fabien : C’est aussi très intéressant parce que cela peut montrer au public que le Blu-Ray et la Haute Définition ne se limitent pas et ne profitent pas seulement aux films qui ont vingt ans, voire moins de dix ans. L’idée est de montrer que même sur un film des années 1920, si le matériau est bon et que la restauration suit, il n’y aucune raison de ne pas avoir quelque chose de superbement beau au final.
Y-a-t-il une date de sortie prévue ?V P-B : Pour l’instant, non. Les prochains Blu-Ray qui sont prévus sortiront autour d’avril 2009 pour les films de Pasolini (
Salo et
la Trilogie de la vie) et après, les autres ne sont pas encore datés. On va aussi voir comment cela fonctionne.
Casanova et
One + One sont deux tests pour nous. Je pense qu’on leur apporte une vraie visibilité et que le marché sera vraiment plus porteur d’octobre à décembre comme on le disait précédemment [
voir l’interview Partie I]. Cela va être intéressant de voir comment le public, notre public, va réagir aussi sur le Blu-Ray et quelles sont ensuite les évolutions possibles à la suite de cela. Je ne dis pas que ce sont les chiffres de ces deux films qui vont nous dire si on continue ou pas puisque l’on a déjà d’autres titres en chantier mais cela va être intéressant de jauger et juger les possibilités actuelles du marché et la réponse du public sur deux éditions comme celles-ci.