Lors de la convention Chibi Japan Expo, qui se tenait au Parc des Expositions de Villepinte du 2 au 4 novembre dernier, nous avons eu l’occasion de rencontrer Ludovic Gottigny, l'un des quatre fondateurs du label Black Bones. Ce tout jeune éditeur enthousiaste et passionné arrive sur le marché avec deux animations des plus sympathiques qui devraient plaire à un grand nombre d’entre nous :
Tough et
Bubblegum Crisis.
Comment a été créé Black Bones ?Ludovic Gottigny : Black Bones a vu le jour un petit peu par accident. Au départ, nous sommes responsables d’une société qui s’occupe entre autres de gérer les achats de droits pour divers éditeurs. Et il se trouve que nous avons été contraints de cesser la collaboration avec un éditeur pour lequel nous avions négocié un certain nombre de programmes. La négociation de certaines licences était arrivée à un stade tellement avancé que nous nous sommes vu obligés de la mener à terme. Ce fut un peu la panique sur le moment, puisque nous n'avions pas du tout prévu de nous lancer dans l’édition. Et encore moins dans ces conditions. Nous avons toutefois décidé d'aller jusqu'au bout, pour honorer nos engagements. Nous avons donc monté le label Black Bones. Bien entendu, les séries que nous avions négociées pour le client nous plaisaient car nous les avions sélectionnées au préalable pour leurs qualités et leur potentiel. Les éditer ne nous fait donc pas peur outre mesure, et il y a même un plaisir certain à le faire. Cela fait un peu moins d’une dizaine d’années que nous gravitons dans le milieu et que nous entretenons notre passion pour l’animation japonaise. Nous sommes donc relativement confiant quant à nos capacités à mener ce challenge à bien. Mais nous n’avons toutefois pas vocation à devenir éditeur au sens classique du terme, en cela que nous n’avons par exemple pas pour ambition de nous mêler à la lutte de l’achat des droits du dernier « hit » à la mode au Japon.