Puisque vous avez distribué la première saison, votre option a-t-elle plus de poids que celles des autres éditeurs français ?FC : Oui, quand on a la première saison, on peut généralement avoir la suite. Certains peuvent nous la souffler en essayant de surenchérir, mais les Japonais restent généralement fidèles. Par exemple, il se trouve qu'une série qui nous intéressait a finalement atterri chez un autre éditeur. On nous a ensuite proposé les OAV mais on a refusé de les prendre parce que si on faisait cela, on rentrerait en conflit avec cet éditeur et cette politique ne nous convient pas. Sur ce point, les éditeurs restent en règle générale réglo. Chacun sait qui détient telle série, et s’il y a une suite, logiquement elle va au même endroit.
DOKURO-CHAN Les doublages des VF d’Anima sont-ils toujours effectués par le même studio ?FC : Non, nous avons trois studios de doublage car un seul ne parviendrait pas à doubler toutes les séries.
Comment sont effectués les castings des comédiens de doublage français ?FC : Les studios nous envoient des voix de personnages, et on leur demande de jouer certaines scènes. On compare avec la version japonaise afin de voir quelles voix correspondent le mieux. Après, on les propose aux Japonais qui les valident en général automatiquement, puisqu’ils jugent que nous sommes les plus aptes à juger en fonction de notre marché.
Parlons de Japan Expo. Quelles sont concrètement les répercussions de la convention pour Anima ? Commercialement, cet évènement est-il concluant pour vous, et y avez-vous trouvé une certaine reconnaissance du public ?FC : Oui, une reconnaissance du public et une certaine publicité. Bien entendu, nous avons fait des ventes, mais il faut savoir que venir à Japan Expo est très coûteux, et comparé aux ventes que l’on aurait fait en boutique, on n'y gagne pas vraiment. En réalité, on vient surtout pour être auprès du public, pour se faire connaître, expliquer notre politique, faire découvrir nos titres, c’est surtout cela qui importe. Lorsque vous avez 50 000 personnes qui viennent, et que sur ces 50 000 personnes il n’y en a que 10% qui vous connaissent, il en reste 90% à conquérir.
Y avez-vous noué de nouveaux contacts intéressants ? FC : Des contacts, oui. C’est pareil pour les prestataires de services, qui viennent ici au Japan Expo pour nous aborder et nous proposer des tarifications. Nous avons également vu des ayants droits japonais avec lesquels nous avons pu discuter. Il est certain que Japan Expo aide énormément à établir des contacts. La preuve, je suis entrain de parler avec vous (rires), grâce à Japan Expo.
Un petit mot pour conclure ?FC : Longue vie à Anima, et j’espère que cela va continuer comme cela.
Et Alexandre ?AR : La même chose, on espère continuer comme ça au moins jusqu'à la retraite. (rires…)