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Interview : Fabrice Lambot (dying God) [page 4]

Par PitouWH - publié le 29 octobre 2008 à 15h03 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 15h59 - 0 commentaire(s)
A propos de prochain projet, vous parliez tout à l'heure d'une bande-annonce mais, dans les suppléments du DVD, vous évoquiez aussi un projet de trois autres long-métrage en Argentine. Vous pouvez nous dire où cela en est ?
Justement, ces trois films devaient se faire avec Spotlight mais, pour l'instant, le projet est un peu au point mort. En fait, ils n'avaient les droits de vente que pour un seul film et c'était une histoire de requin, mais nous ça ne nous intéressait pas vraiment. En plus, la priorité c'est maintenant le film de Douglas Buck, The Broken imago, et aussi un film appelé The Entombed. Un petit budget qu'on ferait aussi en Argentine, une histoire de fantômes dont nous allons écrire le scénario cet été. Je ne sais pas encore lequel se fera avant l'autre, on verra en fonction de la suite des événements.



La petite minute militante : au regard du scandale qu'il y a eu autour de la classification de Martyrs et de la façon dont est traité en général le cinéma de genre en France à l'exploitation en salles, comment concevez-vous un passage sur grand écran ?
Pour The Broken imago, bien évidemment, c'est un film qui a toujours été prévu pour une exploitation dans les cinémas. Ce qui n'a jamais été le cas de Dying God, cela va sans dire. En ce qui concerne le film de Douglas, c'est un long-métrage très, très provocant, très choquant, très ambitieux et qui ne sera de toutes façons clairement pas focalisé sur le marché français... La France a toujours été un pays pourri pour l'exploitation du cinéma fantastique. En revanche si ça marche bien et qu'on peut se le permettre, il est sûr qu'on essayera de produire des courts-métrages de jeunes réalisateurs, même si on sait très bien qu'on ne se fera pas un sou dessus. C'est une chose que nous avons vraiment envie de faire. Pour en revenir au passage sur grand écran, je dirais qu'on n'a pas envie de monter trop vite les échelons, on préfère continuer de garder le contrôle sur nos projets. Douglas va rencontrer une actrice célèbre en juillet pour tenir un rôle dans le film mais, avec une comédienne de cette envergure, on risque de se retrouver à avoir recours à une co-production et donc à perdre de notre liberté. Nous allons avancer tranquillement, doucement, apprendre, rencontrer des gens et travailler avec ceux qu'on aime bien et puis voilà !



Pour finir, vous parlez dans le DVD d'autocensure. Jusqu'où vouliez-vous aller ?
On voulait vraiment se faire plaisir. Enfin, moi j'aimais bien cette légende guarani avec une créature qui s'appelle bien le Kurupi mais qui est un petit bonhomme avec les pieds tournés dans l'autre sens et son sexe enroulé autour de la ceinture. Il y a des croquis, des statuettes mais pour que ce soit plus intéressant on en a fait un monstre de deux mètres de haut. Il n'empêche que, monstre ou pas, il y a donc des choses que je me suis senti obligé de retirer comme le gland dans la scène d'introduction présente dans les scènes coupées du DVD et d'autres petites choses. En fait, on pensait faire un truc hyper-crade et assumer jusqu'au bout, ce qui était un peu l'esprit au début, et puis je me suis calmé sur le tournage parce que c'était un peu too much par moments. Mais bon, on s'est bien marré quand même !


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