Par Stanislas Bernard - publié le 10 juillet 2008 à 12h02 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 16h15 - 0 commentaire(s)
À l’occasion de la sortie du DVD d’Eden Log, nous avons rencontré son réalisateur Frank Vestiel. Ancien assistant réalisateur pour Jan Kounen, Olivier Megaton ou bien encore Gaspar Noé. Forte personnalité très attachante, Frank Vestiel est un grand fan de genre qui est en train d’écrire un nouveau film de SF très ambitieux. On revient avec lui sur Eden Log, le cinéma de genre, Clovis Cornillac, Hulk, Frank Miller…



Parlez-nous de votre parcours de premier assistant. Vous avez travaillé avec Kounen, Florent-Emilio Siri…
En fait sur Nid de Guêpes et Blueberry je n’ai pas beaucoup bossé dessus. J’ai été appelé en appoint. Pour Blueberry ils avaient besoin d’un dépouillement, et Nid de Guêpes, j’ai fait le pré-tournage. C’était tout ce qui était défilé militaire dans le film pour trois jours de tournage.

Et pour Dante 01 ?
C’est mon dernier tournage comme premier assistant. J’ai enchaîné directement sur l’écriture de mon film et Eden Log est sorti avant Dante 01, vu qu’ils avaient énormément de post-prod’. Ils ont quasiment mangé un an de post-production.

Dès votre carrière d’assistant on vous sentait prédestiné au cinéma fantastique, aux films de genre.
C’est une volonté. Tant qu’à faire l’assistant… J’avais envie de travailler avec toute cette famille de gens, que ce soit Marc Caro, Pascal Laugier, Olivier Megaton, etc. C’était avec ces gens que je me sentais des affinités, au niveau de la culture. C’étaient eux qui faisaient les projets les plus excitants.



Du coup cette volonté ne vous a pas posé problème en tant qu’assistant au niveau des choix. Vous avez refusé certains projets qui ne vous interpellaient pas ?
Oui, j’ai refusé quelques films. Mais après les choses se font naturellement. Vous faites l’assistant pour Megaton, pour Gaspar Noé, vous finissez par être capté par cette famille. Il y a un relais qui se fait naturellement. On classe souvent les gens… Parce que si vous voulez, la grosse particularité de ces films, c’est d’ailleurs un genre en soi, cela s’appelle « fauché ». Des films fauchés. Pas de temps, pas d’argent pour engager des grosses équipes, tout dans l’urgence… En gros : démerde yourself ! C’est une catégorie que je connais bien.

Cela a dû vous être utile sur Eden Log ?
C’est l’école des bouts de ficelles. Tout le truc, c’était de rendre crédible l’univers avec trois casseroles, un tambour de machine à laver et tu dis « Tiens regarde c’est ça le futur ! C’est beau ! »


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