Avez-vous des projets particuliers pour le DVD ?Quand je suis arrivé à Paris, beaucoup de choses étaient déjà préparées et j’ai été porté par l’énergie de gens qui s’en occupent. Ils font du bon travail. Je ne suis pas seulement le réalisateur du film, je suis aussi le « production designer ». Je leur ai donné le matériau et ils ont fait un choix qui sera sur le DVD : toutes les images, les story-boards, des dialogues écrits… Il y a une interview de Tomi Ungerer. Mais quand on fait le film, on ne pense pas à ce qui sera nécessaire à la fin.
Que pensez-vous des films d’animation en Europe ? Sans vouloir être trop gentil avec les français, j’ai bien sûr beaucoup aimé
Les Triplettes de Belleville – qui est étonnant - et
La Prophétie des grenouilles. Ce sont des films que j’aime. Je ne trouve pas de films de qualité comparable en Allemagne. Je ne veux pas suivre le chemin français, j’ai mon propre chemin, mais je me sens plus à l’aise en compagnie de ces deux films que de nos réalisations germaniques. Je me sens aussi très proche et j’admire beaucoup
Ratatouille et Brad Bird en général, qui a aussi réalisé
Le Géant de fer. Il a commencé
Family Dogs. Il est brillant et pour moi, c’est un de mes proches. Et je pense que nous sommes tous des admirateurs des origines du cinéma, c’est-à-dire Walt Disney au début, quand les dessins animés sont devenus une culture. Ces animateurs géniaux comme Milkhan, Ollie Johnson, Frank Thomas, Eric Larson, tous ces géants. Pour nous, ce sont les Charlie Chaplin, les Eisenstein… de l’animation.
Mais
Les Triplettes de Belleville est un très bon film, avec un scénario basé sur des histoires de Jacques Tati. J’attends avec impatience de voir le prochain film de son réalisateur.
Propos recueillis par Gaelle Grignon