Par La Rédaction - publié le 18 juillet 2008 à 17h02 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 16h29 - 0 commentaire(s)
Le FBI enverrait-il des agents qui ne parlent pas l’Arabe dans ces régions ?
PB : Il est de notoriété publique que le FBI n’est pas très fort pour les langues. La plupart de leurs agents que nous rencontrés doivent se faire comprendre avec un traducteur. L’un des grands problèmes des Etats-Unis est que nus ne parlons pas d’autres langues. La CIA, la FBI et le Département d’Etat ont de vrais problèmes.

Mais ils étaient très impliqués dans le film ?
PB : Tout à fait. Il y a eu une très bonne coopération et les bureaux de Los Angeles et Washington nous ont ouvert leurs portes pour nous donner beaucoup d’agents. Nous en avions sur le tournage qui avaient été en Arabie Saoudite et qui nous ont conseillé.

Comment avez-vous réalisé des explosions aussi réalistes ?
PB : En travaillant avec Phil Neilson, un militaire, nous avions une approche similaire sur le réalisme. Nous avons donc apporté un équipement réel, nous l’avons rendu sûr et nous avons tout fait exploser.





Quelles ont été le genre de réactions après la vision du film ?
PB : Cela a vraiment été positif. Beaucoup d’applaudissements et d’enthousiasme aux Etats-Unis. Nous avons été très surpris par l’accueil à Londres où il a été vu par un public à 30% arabe. C’est comme si tout le monde montait à bord et ne se limitait pas à la propagande américaine.

Beaucoup de films ne mettent pas en lumière une très bonne image des Arabes. Il semble pourtant qu’il y a des gens bien partout dans le monde…
PB : En fait, ça ne l’est pas. L’intention du film était de présenter des personnages arabes modérés qui combattent l’extrémisme, tout comme nous.

Est-ce que la peur ne vient pas d’un manque de connaissance ?
PB : Complètement. La chose la plus significative qu’il me soit arrivé là-bas a été de rencontrer des centaines de Musulmans et avoir été traité de la manière la plus gentille et respectueuse qui soit. Je voulais montrer cela dans mon film.

Est-ce que le business du DVD a changé votre manière de travailler ?
PB : Dans un sens, je crois que cela aide. Des films comme Le Royaume sont réalisés parce que les producteurs sentent une certaine sécurité. Si on ne fait pas de gros chiffres au box-office, il y a les ventes DVD. Les films qui ne sont donc pas tous publics comme Le Royaume qui a couté 70 millions de dollars, peuvent être rentables. Avec de l’action et une histoire de qualité, ils sont certains de rentrer dans leur frais et même de gagner de l’argent. Cela a aidé des films comme Friday Night Lights ou Le Royaume à être réalisé. Je pense que les DVD m’ont réellement été utiles.
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