Par David Brami - publié le 28 novembre 2007 à 07h03 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 11h39 - 0 commentaire(s)
Depuis plusieurs années, il est devenu difficile d’être fan de japanimation, de manga ou de comics sans avoir croisé un nombre incalculable de fois les membres du collectif Une case En Moins. Il est d’ailleurs même fort possible que si vous faites partie d’une de ces troupes de culture addict, au moins un de leurs courts-métrages traîne quelque part dans les entrailles de votre disque dur. Incroyables touche à tout, créatifs productifs et acharnés, Davy Mourier et Didier Richard sont des passionnés de sous culture et le font savoir. En attendant d’en vivre, ils ne ratent pas une occasion de s’impliquer quelque soit le médium. Et c’est cet acharnement qui leur a permis aujourd’hui, accompagnés d’un Monsieur Poulpe, trublion génial toujours à l’affût de la vanne, et de Maëlys Ricordeau, parfait et indispensable quotient charme, d’atteindre une première consécration avec l’édition en Dvd de leur première série commerciale, NerdZ, éditée chez Kaze. Et c’est pour rendre un peu hommage à cet esprit dé débrouille sans complexes que l’interview qui va suivre, qui s’est tenue le 02 novembre dernier juste avant la séance de dédicaces sur le stand de Kaze à la Chibi Japan Expo, tournera rapidement à l’article de fanzinat débridé, parce qu’il n’y a rien de plus communicatif que la bonne humeur.


Cela fait maintenant près de huit ans que vous écumez les conventions, pouvez-vous nous expliquer comment s’est monté le collectif Une case en Moins ?
Davy : Nous sommes ardéchois tous les deux et nous avions fait un court métrage pour Canal Jimmy qui faisait un concours de…
Didier : ….Sosies de séries télé. Nous avions hésité : « Est-ce qu’on parodie Friends, est-ce qu’on fait un truc dans une piscine, dans une fontaine.. ?» et au final nous avons fait La petite maison dans la prairie. C’était notre toute première vidéo et nous avons gagné. Nous l’avons envoyée au dernier moment et nous avons gagné le voyage à Los Angeles. Après nous sommes montés sur Paris, avons été diffusés en direct avec Guy Lux, Alain Carrazé,... C’était génial pour nous et du coup ça nous a poussé à continuer, à faire de la vidéo, des parodies…
Davy : Et juste après, il y avait un concours sur le site de GameOne, qui lançait un concours de parodies de jeux vidéos, et j’ai écrit à ce moment là Resident Kitch et Fatal Hours qui sont deux premiers films de jeux vidéos, je crois que Didier n’était pas là à l’époque…
Didier : Non, je n’ai pas participé à ceux là, je ne faisais pas partie de l’équipe…
Davy : Et je les ais envoyés à GameOne. Et puis plus de nouvelles, plus rien. Il y avait un concours Cartoonist, qui était un festival que je ne connaissais pas du tout. Je l’ai envoyé, Cartoonist a diffusé notre film. Nous y sommes allés et puis nous avons vu la foule (impressionné) hurler !! Se mettre à danser sur du Claude François, parce qu’il y avait du Claude François dans le film, et nous nous sommes dit « Ouaaah, il faut qu’on fasse des films ! ». Et donc avec Didier, nous avons écrit des films pour les conventions.
Didier : Voilà. Il y avait à l’époque dans les conventions, vraiment un public de films amateurs, il y avait des projections et des concours de films amateurs. Donc nous avons commencé comme ça à nous créer notre public et à faire des vidéos spécialement pour ca… c’était pour Cartoonist et la Japan Expo, au début...
Davy : Et entre temps, GameOne nous a rappelés et nous a dit : « Vos films ils sont trop bien pour être diffusés sur internet, on va les passer sur Nolif…, heu... sur GameOne. Et j’ai dit oui, aucun problème. Nous sommes passés dans la nuit des films amateurs, et c’est ca qui nous a fait avoir une petite « popularité » au début.


Vous avez donc commencé avec beaucoup de parodies, notamment sur Resident Evil ou cette histoire d’un poulpe géant coréen arrivé clandestinement au Japon…
Davy : C’est ça, nous faisions beaucoup de parodies de jeux vidéos ou de dessins animés. Donc il y avait effectivement Resident Kitch que la plupart des gens connaissent, donc à la place des zombies, des chanteurs pourris des années 80. On avait L’œil, qui était une parodie...
Didier : …qui reprenait tout un tas de références manga, séries télé, cinéma...
Davy : voilà, et après nous avons fait plus des petites séries pour le net, des petites parodies, des fausses pubs…
Didier : nous avons commencé aussi à bosser de temps en temps pour la télé. Il y avait l’émission Ubik sur la cinquième qui nous avait commandé deux films, nous sommes passés deux/trois fois sur GameOne, puis AB1...
Davy : 13ème rue...
Didier : Nous avons commencé à tenter plein de concours dans différents festivals... Dès qu’il y avait un concours de vidéos, nous le tentions.
Davy : J’avais fait la liste de tous les concours de courts métrages en France. J’étais fonctionnaire à l’époque donc j’avais du temps (Rires) Et donc j’avais la liste, je faisais les Dv et j’envoyais ça à tous les concours de la poste de la mairie d’Annonay. J’envoyais tous les films, et nous participions à tous les concours. Ce qui fait que nous en avons gagné quelques uns.
Didier : Nous avons gagné quelques concours et après nous avons commencé à être diffusés dans les films faits à la maison sur Canal. Et là, ça a été aussi la deuxième grosse avancée niveau notoriété. Un des films où Davy apparaît tout nu est passé dans le zapping puis dans le zapping de l’année. A l’époque cette émission était juste à 23h30, après l’émission sur le foot et avant le journal du Hard, et donc c’était vraiment une bonne audience (Rires).
Davy : C’est vrai, plein de gens m’ont vu tout nu, même mes parents, tranquillement en mangeant le soir à la maison…

Ils ont dû être surpris !
Davy : Bah depuis le temps ils me connaissent, donc ils n’ont pas été plus surpris que ça (Rires). Mais c’est vrai que grâce à cela... Apres j’ai un peu bossé pour Canal en tant que reporter pour les films faits à la maison, et après il y a eu NoLife.


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