Par Florent Kretz - publié le 19 août 2008 à 10h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 17h28 - 0 commentaire(s)
Et alors que l'on craignait d'avoir un discours politiquement correct sur les méfaits de la guerre et l'importance de la Foi, ce message nous est alors totalement contre balancé par l'incarnation toute nouvelle du personnage. Rambo perd donc l'image du héros de guerre brisé pour devenir définitivement John Rambo, le dieu de la guerre et du chaos. La présence de Julie Benz en femme de coeur à la foi aveugle -premier élément féminin depuis Co Bao- et dont les cheveux blonds ne cesseront d'adopter au fur et à mesure une teinte rougeâtre, accentuera d'autant plus ce couronnement sanglant du nouvel Attila. Car là ou les ennemis nous paraissaient jusqu'alors inhumains et méprisables, John Rambo se montre d'une barbarie telle que le spectateur ne sait plus trop si il doit apprécier le spectacle comme une authentique série B bien burnée ou une réelle démonstration de carnage... D'autant plus déroutant lorsque celui-ci, dans un panoramique magnifique surplombant un champ de corps, contemple son oeuvre avec fierté... Stallone ira paradoxalement encore plus loin dans son métrage lorsqu’il nous proposera en guise de générique de fin un retour du mastodonte chez lui, aux Etats-Unis, devant la ferme familiale… Image bouleversante, troublante, choquante et évoquant pour la première fois depuis le début de la série à quoi correspondait John Rambo, il y a trente ans avant de partir ! Chose à laquelle personne n’avait jamais pensé. Et lorsque l’on sait que Stallone souhaite que son dernier et ultime épisode se déroule à nouveau au pays de l’oncle Sam et surtout que l’on a vu -enfin- de quel bois se chauffait Attila, on n’a plus qu’à attendre que la fureur se déchaîne à nouveau… sans doute sous une forme inattendue !




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