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Karl Urban : Un Acteur Geek ? [page 3]

Par David Brami - publié le 06 février 2008 à 05h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 12h52 - 0 commentaire(s)
Série B bourrine mais parfois bancale (exit les considérations sataniques au potentiel énorme, bonjour une réalisation parfois risible), Doom aura au moins le mérite, outre quelques filiations au 3ème opus du jeu qui raviront certains fans de la licence, de donner l’occasion à Karl d’enfin participer à un combat plus grand que nature, boosté au virus extraterrestre qui fera de lui un surhomme et lui permettra même de battre un The Rock transformé en monstre barbare aussi dégénéré que dangereux. Encore une fois un vrai fantasme de geek qui mélange donc pouvoirs de super héros japonais mutants et jeu vidéo. Et avant un Pathfinder certes décevant mais dont l’ombre aura longtemps fait baver d’impatience (encore eux) les adeptes d’une Héroïc Fantasy illustrée par le maître/peintre Frazetta, Karl prendra juste le temps de se tourner vers des sujets plus terre à terre et de finalement commencer à mettre son jeu au service de drames humains éminemment perturbants. Dans Out of the blue, il incarne ainsi un policier perdu face à la folie meurtrière inexplicable de David Gray, un habitant de la petite ville néo-zélandaise d’Aramoana qui prendra un jour les armes, tuant 13 de ces concitoyens. Histoire vraie, le fait divers avait fait l’effet d’un électrochoc, et le film, à son image, est une œuvre froide et juste.



Mais ce drame aussi fort que réussi (qu’on imagine toucher l’acteur assez profondément au vu de ses origines) ne devrait pas empêcher Karl de replonger dans la geekitude la plus jouissive. Même si désormais on devine que sa carrière évoluera vers des horizons plus éclectiques. En effet, comment faire plus éloignés que les présents et futurs projets du monsieur, entre la nerditude absolue, Karl incarnant le docteur McCoy dans le futur Star Trek de JJ Abrams, le polar hard boiled teinté d’humanisme Black Water Transit, nouveau métrage d’un Tony Kaye qui est resté bien discret cette décennie après la bombe American History X, et la série Comanche Moon, un western suivant de près une tribu d’indiens du farwest et son interaction avec les pionniers américains récemment diffusée aux US. Des choix qui valident à la fois le talent de l’acteur et le goût des metteurs en scène, et qui promettent de revoir l’artiste très bientôt dans des œuvres inévitables. Même John McTiernan l’a déjà choisi pour le premier rôle de son futur Run, c’est dire !




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