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La Dvdtheque Ideale : Demolition Man [page 1]

Par Maxime Trouvé - publié le 27 décembre 2007 à 18h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h33 - 0 commentaire(s)
« Le Flic le plus redoutable du 21ème siècle. Le criminel le plus dangereux du 21éme siècle. Dans le futur, il n’y a pas de place pour les deux. »

Janvier 1993, la première affiche de Démolition Man s’annonce comme un vibrant revival des productions 100% « testostéronées » qui ont bercé les années 80. L’espace d’un instant, le souvenir des plus beaux fleurons du genre revient au galop, stimulant furieusement la glande bourrine qui sommeille en chacun de nous.

Mars 1993, la bande annonce laisse augurer un grand spectacle, un combat de titans placé sous le culte du n’importe quoi, du tout pyrotechnique et surtout du come back des punchlines de chocs.


Il n’en faut donc pas plus pour exciter les furieux aficionados du cinéma d’action des années 80 qui a offert comme maîtres étalons, les Piège de cristal, les Arme Fatale et dans une autre mesure (bien plus jouissive, en termes de nanars) les Commando, Désigné pour mourir ou encore Rapid Fire.

En voulant arrêter en 1996 le psychopathe Simon Phoenix, le sergent John Spartan se rend coupable d'homicide par imprudence et est condamné à l'hibernation, tout comme Phoenix. Ce dernier s'évade en 2032 et se révèle trop fort pour une civilisation où le crime a disparu. Seule chance de l'arrêter : un flic des années 1990... John Spartan.

Eté 1993, Joël Silver, Magnat du film d’action, lance dans le bain son dernier bébé, un bon gros produit décérébré qui va puiser ses racines directement dans les années 80. A cette époque, les fans du genre rêvent tous de revoir un nouveau Cobra (autre énorme échec dans la filmo de Stallone), du moins dans l’esprit (avec des séquences totalement comiques et irréalistes ponctuées de répliques savoureuses à souhait). La scène d’introduction suffit déjà à combler les amateurs de bourrinage tous azimuts avec des d’explosions cataclysmiques et surtout des punchlines, que n’aurait pas renié le grand Swcharzy à l’époque de l’indispensable Commando.


Dans la grande tradition des films opposant deux méga stars, Démolition man propose les deux costauds du box office. Tout auréolé du succès de Cliffhanger, Sylvester Stallone est donc embauché par le sombre Marco Barmbilla pour mettre une grosse branlée au méchant Wesley Snipes. Ce dernier, se taillant une belle réputation d’action man malgré quelques hits très moyens (Drop zone par exemple ou encore le détestable Money Train), est donc le plus à même de mener la vie dure à l’étalon italien. Démolition man entre définitivement dans la catégorie des petits plaisirs coupables. Bien évidemment, la vision d’un tel film se doit d’être agrémentée d’un groupe d’amis (si possible fortement masculin), de bières, de pizzas et surtout d’hurlements très primaires lors des nombreuses scènes d’action du film. Mais ce qui fait définitivement le charme de ce parpaing cinématographique, c’est que l’ensemble baigne dans un second degré des plus jouissif. Furieusement jubilatoire dans l’âme, les puristes du genre peuvent désormais considérer que Stallone a réalisé son Last Action Hero. Film maudit par excellence, la comparaison avec le chef d’œuvre de McTiernan n’aura pas porté chance au métrage de Marco Brambilla, puisque ce dernier connaîtra le même sort funeste au Box Office.


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