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La Dvdtheque Ideale : Gremlins 2 [page 3]

Par Arnaud Mangin - publié le 29 avril 2009 à 13h03 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h28 - 0 commentaire(s)
La suite de l'histoire n'était effectivement pas si compliquée à deviner puisque Guizmo parvient à prendre la tangente et à se faire éclabousser par mégarde. Horreur et désolation, les Gremlins – new look cette fois-ci – sont de sortie. Mais le simple remake du premier opus n'étant pas si intéressant que ça, on prendra donc quelques libertés au niveau de l'allure des monstres, comme déjà expliqué plus haut. Outre une sous intrigue rigolote reposant sur un étrange quiproquo avec un faux Guizmo délirant, Dante reflète son énergie créatrice à travers le personnage de Christopher Lee. Le Docteur Maboule laisse les monstres absorber ses fioles, tel un Frankenstein passif ne sachant que faire de son temps. Ensuite, c'est un peu Les Quatre Fantastiques avant l'heure puisque ce sont alors les super pouvoirs qui prennent le dessus : Un Gremlin électrique pour les effets d'animation, un Gremlin volant pour les effets en stop-motion, un Gremlin fruits/légumes et un Gremlin araignée pour les animatroniques sophistiqués, et des Gremlins parlant ou sous hormones pour le simple plaisir de s'amuser.




Il est alors un peu difficile de savoir si Joe Dante a simplement grillé les limites du divertissement ou s'il a totalement perdu le contrôle de son œuvre. Foncer droit dans le mur du cinéma barré pour rigoler est très louable en soi, et laisser Guizmo se prendre pour Rambo dans la dernière bobine est assez amusant, bien que dispensable. Mais lorsque les acteurs s'adressent directement à la caméra, que la bobine grille soudainement avant d'énerver Hulk Hogan, et que le film s'achève dans improbable show façon Broadway où l'un des monstres s'éclate les cordes vocales pour chanter New York, New York de Frank Sinatra, on se demande à quel moment ces monstres synthétiques ont pris le dessus sur leurs créateurs. Le doute reste alors entier sur les différences entre les véritables ambitions de départ et le produit fini. Folie assumée ou improbable dérive incontrôlée, Gremlins 2 ne surpasse bien évidemment pas le premier opus, mais marque toujours autant les esprits par sa grandiloquente étrangeté. Une qualité en soi.

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