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La Dvdtheque Ideale : Les Ailes De L'enfer [page 1]

Par Arnaud Mangin - publié le 14 novembre 2007 à 14h02 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h27 - 0 commentaire(s)
Parce que Ghost Rider est d'actualité, il est tout de même bon de se rappeler que Nicolas Cage fut un temps envisagé pour camper un Clark Kent new look dans la première mouture de Superman Returns pour Tim Burton- si seulement... Mais plutôt que de se demander pourquoi le rôle lui a glissé entre les doigts, on s'est longuement interrogé sur l'idée même qu'on ait un jour pensé à lui. La réponse est pourtant là : Les Ailes de l'enfer, Con Air en version originale. Un film transpirant la testostérone par tous les pores et avec des burnes de 300 kilos chacune, dans lequel l'acteur s'était forgé une carrure assez impressionnante. L'intérêt du film ne se limite qu'à ça ? Oui mais, rappelez-vous, c'est d'une part très drôle et surtout particulièrement efficace. Un vrai bon produit DVD qui fait boum dans tes oreilles, et au prix où on le trouve aujourd'hui, il n'y a pas à hésiter…

Les Ailes de l'enfer (Con Air) – 1997
De : Simon West
Avec Nicolas Cage, John Malkovitch, John Cusack, Ving Rhames, Steve Buscemi, Monica Potter, Danny Trejo
Disponible en DVD Zone 2 édition spéciale et Zone 1 version Uncut


Dans le genre plaisir coupable, Simon West a vraiment fait fort pour son premier essai. Volontairement ou pas (on préfère pencher vers l'intentionnel), regarder Les Ailes de l'enfer, c'est un peu comme se farcir un épisode de Delta Force, version coup de jeune. Un film qui réconforte le mâle en rut dans sa position forte, laissant le cérébral et la finesse de côté pour mettre en avant des atouts coincés dans une puberté complexée. Le primate est à la fête, et le spectateur premier degré s'y retrouvera avec joie : l'homme qui fait de la muscu, l'homme qui sue, l'homme qui pue, l'homme qui ne lit pas, l'homme qui ne se lave ou ne se rase pas, l'homme qui grogne et – Z'y va – ça se passe en plus dans le milieu carcéral. Vu par Hollywood, le plus fort n'est effectivement pas le prix Nobel de philo. Production Bruckheimer oblige, on sort les débardeurs et les filtres solaires, et les deux seules femmes du programme sont, pour l'une une matonne sur le point de se faire violer (Rachel Ticotin, héroïne de Total Recall), et pour l'autre une gentille mère de famille agressée par un poivrot.


Sur le moment, et excepté ces quelques sauts de joie dans les airs après avoir été embauché, le jeune West a dû se demander ce qu'il fichait dans un film de transpi comme celui-ci. Une entreprise bien calibrée pour l'été, encourageant presque les spectateurs à quitter la fraîche salle de cinéma pour retourner se faire dorer la pilule sur les plages, et destinée à faire très mal. Le film d'action de l'été, Bruckheimer y a assurément pris goût depuis le réussi, efficace et surtout archi-rentabilisé The Rock, et compte transformer l'essai. Les Ailes de l'enfer se fond alors dans un moule bien marqué par l'empreinte de Michael Bay à l'époque, où le quota de bagarres, d'explosions et de bande originale tonitruante répond à l'appel. Plus épatant encore, le film s'offre un prétexte assez alléchant du zingue rempli des pires tolars classés par catégorie, et finalement bien cousu pour tenir la dragée haute à ses 120 minutes sans relâcher le spectateur. Suspense il y a, et la sauce prend relativement bien.


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