Par Ivenpast - publié le 30 octobre 2008 à 10h01 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 19h06 - 0 commentaire(s)
Enterprise revient donc après deux saisons en demi teintes pour une nouvelle volée d'épisodes. Pour mémoire, nous étions alors en pleine guerre froide temporelle, Archer et ses comparses étant entourés de Klingons plus que belliqueux avec à leur tête un Duras assez remonté, nonobstant une grappe de Sulliban accrochés au célèbre vaisseau comme une nuée de tiques sur le dos d'un chien de race en plein été. Avant cela, nous avions eu droit à une très, mais alors très longue introduction, riche (?) en épisodes de présentation et de pseudo approfondissements frôlant assez souvent le zéro absolu en intérêt et permettant de se demander si la 3ème saison mériterait une seconde chance...



Et bien, contre toute attente, les créatifs et autres producteurs ont revu leur copie et ont corrigé toutes les erreurs du passé pour nous proposer une intrigue unique qui s'étale sur plus de 20 épisodes dans un souci étonnant de continuité non seulement avec ses arcs internes mais aussi avec l'univers déjà mis en place dans les deux précédentes saisons. Ainsi, les Sullibans et les Klingons giclent joyeusement au profit de superbes Andoriens, qui rappelez vous n'étaient qu'à peine abordés lors de Star Trek TOS via une réunion assez houleuse d'ambassadeurs alors qu'ils recélaient une mythologie propre et un background d'intrigues politiques assez passionnant, sans compter l'excellente (comme toujours) interprétation de Jeffrey Combs en Commander Shran (qui jouait déjà Weyoun dans Ds9 et une quantité impressionnante d'autres rôles dans l'ensemble des franchises, réussissant l'exploit d'être l'acteur ayant interprété le plus d'Aliens de tout l'univers Star Trek , et même le seul à jouer deux rôles différents dans un même épisode) et d'une intrigue incluant l'exploitation d'une toute nouvelle race subdivisées en 6 sous espèces (faisant écho à Babylon 5 puisque coexistant sur un même fond politique d'alliances internes ?) et d'une menace qui marche toujours , celle de la destruction de la Terre. Et contrairement à l'excellent début de la série Odyssey 5 où la planète explosait dans l'espace, obligeant nos 5 humains survivants entraînés par un Peter Weller en grande forme à retourner 5 ans en arrière pour sauver l'espèce de l’intérieur, Star Trek va y aller progressivement, en commençant ni plus ni moins par l'annihilation de la Californie et de 7 millions de personnes, rien que ça! Faites chauffer les tubulures d'injection et purgez les tubes de Jeffries, car on nous propose là ce que nous aurions du avoir dès le départ en tant que première saison, un véritable must en devenir de la Franchise.

Pour la première fois dans l’histoire de la licence, Star Trek va s’offrir le luxe d’une intrigue majeure s’étalant mais aussi se résolvant sur l’ensemble d’une seule et unique saison. Pour ce faire et afin de trancher radicalement avec les écueils de la première et de la deuxième saison, les créatifs vont passer au crible les aventures sur grand écran de la Fédération et tâcher de croiser box office et bon pitch scénaristique. Sans surprise, les deux opus se distinguant du lot sont bien évidemment First Contact et Retour sur Terre où l’enjeu principal reste la survie de l’humanité menacée rétrospectivement par une espèce extraterrestre à volonté hégémonique, une anomalie temporelle et des aliens restant non identifiés mais se faisant mortellement connaître par une sonde dévastatrice (en mal de baleines…).



La synergie d’idées émulant notre petit groupe, on se retrouve pour Enterprise avec une sonde étrangère passant au toaster une partie de la Floride, envoyée par un peuple encore inconnu de Starfleet (et dont on n’entendra jamais plus parler, comme les Sulliban, malgré une louable tentative de Daniels (le voyageur temporel) voulant démontrer que des Xindis oeuvrent à bord de l’Enterprise J, dont la taille, si elle suit exponentiellement la logique des autres vaisseaux éponymes, doit approcher celle de la station Babylon 5 à lui tout seul), le tout sous une égide temporelle d’étrangers transdimensionnels voulant annexer une bonne partie du quadrant Alpha , histoire d’avoir un nouveau terrain de jeu…. Si le tout vous semble familier, pas d’inquiétude car c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs targs et celui là va avoir un goût terrible.


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