Molly Ringwald : Claire dans Breakfast Club, Sam dans Sixteen Candles Tout a commencé très tôt pour Molly. A six ans, elle enregistre un album :
I wanna be loved by you. A huit ans, elle se fait une place à la télé dans le New Mickey Mouse Club. Elle enchaîne alors dans le cinéma grâce aux films de John Hughes :
Breakfast Club,
Sixteen Candles et
Rose Bonbon (Pretty in Pink) (que produira Hughes). En refusant le rôle d’Amanda Jones dans
La Vie à l’envers (Some kind of Wonderful), qui sera finalement interprété par Léa Thompson, Molly se brouille avec le producteur du film, celui à qui elle doit sa carrière : le même John Hughes. C’est la fin d’une époque pour elle. Après des relations amoureuses avec Dweezil Zappa ou Adam Horovitz des Beastie Boys, elle se marie en France et en profite pour donner la réplique à François Cluzet et Nathalie Baye dans
Enfants de Salauds ou encore à Thierry Lhermitte dans
Tous les jours dimanche. Plus tard, divorcée et retournée dans son pays natal, cette icône générationnelle se retrouve à l’affiche des dispensables
Cut et Mrs Tingle, avant de se parodier elle-même dans
Sex Academy. Depuis, elle est retournée vers les planches et a joué en 2004 dans la pièce
Quand Harry rencontre Sally, au Haymarket Theatre Royal de Londres.
Entre carrières en dents de scie ou mauvais choix artistiques, très peu ont su tirer leur épingle du jeu. Espérons que la nouvelle génération de cinéastes et de scénaristes, bercés par leurs films, saura leur retrouver des rôles à la hauteur de leur talent. Le plus amusant étant de se rendre compte que ce sont les seconds rôles de ces trois mêmes films qui ont su se faire un nom dans le cinéma. Quelques noms ? Robert Downey Jr, John Cusack ou encore Bill Paxton. Aussi, d’autres acteurs et actrices ont longtemps été associés au
brat pack comme Rob Lowe, Demi Moore ou Andrew McCarthy et bien évidemment tous ceux qui ont débuté leur carrière à la même époque : Kevin Bacon, Matthew Broderick, Matt Dillon, C.Thomas Howell, James Spader, Kiefer Sutherland ou encore Patrick Swayze.
Lors des MTV Movie Awards 2005, certains acteurs de
Breakfast Club sont venus pour un hommage avec en fond le single de la bande originale du film,
Don’t You forget about me de Simple Minds, chanson reprise live pour l’occasion par le groupe Yellowcard. Les films de John Hughes et du
brat pack restent donc encore aujourd’hui une grosse influence et il n’est pas rare de trouver un clin d’oeil ou une référence à l’un de ses films encore aujourd’hui. D’où vient le « Eat my shorts » de Bart Simpson ? Pourquoi Jay et Silent Bob cherchent-ils absolument la ville de Shermer ? Pourquoi y’a-t-il un personnage qui s’appelle Bender dans
Futurama ? Que ce soit dans
Dawson,
Degrassi : The next generation,
Lizzie McGuire ou bien
Gilmore Girls, la télé n’a jamais oublié ce que John Hughes avait apporté au cinéma. La ressortie de ces films chez nous est enfin l’occasion de s’en rendre compte.
Et d’ailleurs, qu’est devenu John Hughes ? Le réalisateur culte n’est pas retourné derrière une caméra depuis le sympathique
La Petite arnaqueuse (Curly Sue), en 1991. Il a néanmoins depuis produit divers films à succès comme la série des
Maman, j’ai raté l’avion,
Flubber, la version ciné des
101 Dalmatiens ou le remake de
Miracle sur la 34ème rue, des films dont il est aussi le scénariste. C’est d’ailleurs dans l’écriture de films qu’on le retrouve le plus souvent crédité puisqu’on lui doit aussi la série des
Beethoven,
Les Visiteurs en Amérique ou bien encore l’histoire de
Coup de Foudre à Manhattan.
In memoriam : L’acteur Paul Gleason restera à jamais célèbre dans son rôle du principal Vernon dans
Breakfast Club, rôle qu’il reprendra dans
Sex Academy. Après son rôle de Dwayne Robinson dans
Piège de Cristal et sa participation à bien des séries (
Fastlane,
Seinfeld,
Walker Texas Ranger,
Friends,
The Drew Carey Show...), il décède en mai 2006 après un dernier rôle dans un film d’horreur toujours inédit chez nous :
Abominable, réalisé par Ryan Schifrin (fils du compositeur Lalo).