JP33Le roi du marketing JJ Abrams, avait prévu le coup. Il y a un an à peu près sortait une affiche mystérieuse avec une statue de la Liberté la tête coupée et un New York dévasté. Cette mystérieuse affiche portait une date dessus. Etait-ce le titre ? Non, loupé, c’était la date de sortie américaine de
Cloverfield. Premier film ciné de Matt Reeves, qui oeuvrait auparavant à la télévision pour des séries comme Felicity, cette superproduction, très attendue, est l’un des évènements cinématographiques de l’année 2008. Qu’en est-il ? Le verdict, au bout de 80 minutes a peu près, est sans appel.
Cloverfield est un pétard mouillé. Explications.
Tout d’abord le choix d’acteurs presque inconnus, issus de la télé, avait à la base pour but de s’identifier aux personnages et de trembler avec eux. Or dès les premières scènes il est impossible de faire ces deux actions. Pourquoi ? Parce que les personnages de jeunes bourgeois- blancs- au sourire freedent ne sont pas ce que j’appellerai des personnages crédibles. On est en pleine fiction américano-amerloque. On se croirait d’ailleurs dans un mix entre Dawson et Les Frères Scott (les histoires d’amour cucul de jeunes américains oisifs). Toute cette mise en bouche est risible : ces jeunes sont des tops pas des jeunes normaux ! Bref passons. Arrive enfin le monstre et la destruction peut commencer. Mais le mec doit aller chercher sa nana coincée dans un building au lieu de s’enfuir ! Donc ils y vont en bande. Oui je sais le scénario est nullissime.
Deuxièmement, le choix de la Dv portée par un personnage comme témoignage au lieu d’une caméra 35 mm normale est une fausse bonne idée. Afin de donner un cachet vécu (Worl trade Center) le film se plante totalement de route car le scénario est tellement pas crédible que ce choix paraît inutile, inapproprié. Là où il y a près de dix ans,
Le Projet Blair Witch foutait les jetons avec un faux docu minimaliste, Cloverfield se plante avec sa fausse caméra familiale. Tout est question de scénar. Blair effrayait avec des choses crédibles (bruits, décors naturels) là où Clover... met une batterie d’effets spéciaux. Effets spéciaux particulièrement réussis soit dit en passant. Car la véritable raison d’être de ce film ce sont eux. Pour faire court c’est un mix entre Godzilla et Blair Witch à la sauce 9/11. Une réelle déception.
Note : 5/10 La Critique
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