Par David A. - publié le 24 juin 2008 à 09h03 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 15h45 - 0 commentaire(s)
Le film de fantômes thaïlandais, réalisé par Songyos Sugmakanan en 2006 et mis en lumière par Niramon Ross dont c’est seulement le second long-métrage, présente une variété et une qualité d’image qui contraste avec les clichés habituels que nous pouvons nous faire de ce cinéma, un cinéma qui serait dénué d’une véritable qualité artistique et technique. Le pensionnat nous prouve bien entendu le contraire et, même si quelques scènes semblent techniquement ratées, comme les premières séquences dans la voiture dont le fond est rajouté numériquement, l’ensemble du film force le respect. Si l’atmosphère sombre règne en maître, le cinéaste a cependant ménagé quelques pauses bienvenues dans cet univers fantastique. Un film qui allie profondeur des contrastes, richesse des textures, subtilité de la colorimétrie, piqué de l’image et vivacité de la luminosité.









Ce qui frappe bien sûr dans ce film tout d’abord, c’est la richesse des noirs et des tons sombres, des tons qui tirent autant sur les bruns, les bleus et les verts. Les noirs sont très profonds et jouent même parfois sur la quasi totalité de l’image. Tout en nuances ou au contraire à contre-jour, les noirs sont denses et soutenus. L’image est globalement désaturée, parfois l’étalonnage renforce la colorimétrie dans une partie de l’image pour faire sombrer le reste dans l’obscurité. Un travail très précis qui permet d’installer une ambiance mystérieuse et angoissante, notamment dans le dortoir et les sanitaires, des décors a priori neutres et immaculés, traités au contraire ici comme un repère de l’autre monde.






















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