En définitive, on reste peu convaincu par l’exercice et cela quelque soit la version – courte ou plus longue de dix minutes. A un point tel que l’on préfèrera n’importe quel autre bon film du cinéaste à celui-ci puisque ce modeste
Syndicat du crime 3 trahit la cohérence qu’établissaient et creusaient ses deux précurseurs. De fait, même si dans les faits, on ne peut échapper au mot trilogie en terme de terminologie, dans l’esprit et au vu des trois films successivement, on ne peut prétendre à une quelconque unité de la saga.
John Woo, dans l’attente d’une Balle dans la tête Dès lors, de cette « trilogie », seuls les deux premiers
Syndicat du crime apparaissent liés et unis par la même ligne fondatrice alors que Tsui Hark opère plutôt une stérile recomposition commerciale de la franchise, tout en tentant plus vainement encore de se l’approprier et de convaincre en agissant ainsi. Par conséquent, il conviendrait assurément de séparer cette trilogie et d’associer par exemple aux deux premiers opus de Woo,
Une Balle dans la tête, plus conforme à l’esprit né de la série et aux obsessions de celui qui réalisera plus tard
The Killer.