Par Florent Kretz - publié le 21 novembre 2008 à 09h03 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 19h47 - 0 commentaire(s)
Concluons cette apologie du Goonie en soulignant la présence de Cynoque, immortelle monstruosité sympathique, aussi gloutonne que Choco et dernier membre du groupe. Un maquillage exceptionnel que portait le feu John Matuszak lui offrant ainsi l’un de ses plus grands rôles après une longue carrière de footballeur américain. Pas moins de cinq heures de mise en place de prothèses animatroniques étaient nécessaires pour permettre un tel faciès hideux de s’exprimer ! Quant aux autres du casting, les « normaux », nous tacherons de ne pas trop nous pencher dessus. Car aussi sûr que la réussite de Josh Brolin, la présence du Demi-lune du Temple Maudit ou celle du Hobbit Sean Astin vous auront marqué, soyons certains que peut-être faut-il mieux, pour entretenir le rêve et le souvenir de ce film éternel, rompre les Goonies de leurs filmographies pour en faire un objet unique : en refusant de reconnaître que Mickey, Bagou, Choco, Brand et Data sont en fait des acteurs, on préserve un peu de la grandeur imaginaire du film…



Un film sublime dans lequel Cindy Lauper ne sera jamais démodée, dans lequel les claques doigts s’appellent les « boom-j’t’attrape », où certains trésors n’attendent qu’à être trouvés par des mioches qui s’émerveilleront beaucoup plus de sa beauté que de sa grandeur mercantile, et où les rires sont beaucoup plus présents que les pleurs… Car dans la vraie vie, les choses sont beaucoup plus graves et éprouvantes : de la carte de Willy le borgne jetée à la poubelle au navire détruit -car personne n’avait de terrain assez grand pour le récupérer-, les anecdotes autours des Goonies sont presque aussi déprimantes que de savoir que la station spatiale de 2001, l’odyssée de l’espace aura fini piétinée par les mômes du quartier dans les bennes à ordures des studios Shepperton… Des petites histoires qui abîment un peu le rêve mais qui ne retirent en rien de sa force… Les Goonies est assurément de ces films dont il est très difficile de parler tant il n’y a rien à raconter dessus : Les Goonies ne se décrivent pas, ils se vivent ! Alors, sitôt la lecture terminée ressortez votre DVD, votre nouveau Blu-Ray ou, mieux, votre VHS « Warner collection Pop-corn » et replongez-vous dans l’aventure car les Goonies sont là et ils n’attendent plus que vous ! Et surtout, avant de lancer le métrage, répétez le dicton du père Spielberg : « Je ne trahirai jamais mon ami Goon Dock ; Nous resterons ensemble jusqu’à la fin des temps ; Au paradis, en enfer et après la bombe atomique, nous resterons amis pour l’éternité ; Par les villes, les campagnes, les bois ou la brousse, nous déclarons avec fierté que nous sommes des Goonies ! »… La semaine prochaine : il ne peut en rester qu’un ! Bon week-end, merci de votre soutien et exigez l’original !



Florent Kretz
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