Il est là ! On ne l’attendait pas mais il revient et le peu que l’on puisse dire, c’est que
le Roi Scorpion repasse dans nos salons pour affirmer un peu son statut de gros bourrin que beaucoup avaient mis en doute lorsqu’il avait fait sa première apparition sous les traits de l’énormissime The Rock. Prenant le faciès du jeunot Michael Copon, le retour du personnage ayant pris vie dans la série de
la Momie nous permet de survoler quelques titres mythiques dans lesquels quelques barbares, brutes et autres guerriers ont époustouflé le public.

Si à la base la série lancée par Stephen Sommers avait pour unique objectif de renouveler l’image de la célèbre créature des classiques d’Universal et ce de manière un peu plus familiale, personne ne se doutait qu’une petite décennie plus tard les secondes aventures de l’un des personnages secondaires se verraient mises à l’honneur. C’est donc aujourd’hui le retour du Roi Scorpion, apparu d’abord sous la forme d’un hybride insecte/humain puis dans un spin off ayant pour vedette l’inénarrable Dwayne Johnson et, cette fois-ci, dans une préquelle inédite. Sous la caméra délirante du trop rare Chuck Russell, The Rock s’était appliqué à offrir un personnage rappelant les grandes figures mythiques de guerriers exceptionnels à grands coups de postures terribles et d’actions fracassantes. Malheureusement, la sauce ne semblait pas avoir pris auprès des amateurs et si le film marqua les premiers grands pas de The Rock, il n’en fut pas autant du personnage qui fut éclipsé par la mémoire de concurrences souvent déloyales qui avaient tant été appréciées par le passé. A commencer par le toujours aussi moderne
Vikings de Richard Fleischer qui en 1958 nous offrait une aventure d’une brutalité rare pleine de violence, de viols et de pillages. Histoire de vengeance aux relents fratricides, le film trouvera toute sa justesse dans l’affrontement d’un Kirk Douglas balafré face à un Tony Curtis décidé.
Courageux et brutal, le film de Fleischer ne trouva que très peu d’égal durant les années qui suivirent, et ce n’est qu’en 1981 que John Milius, dirigeant son film comme une bataille, proposera une adaptation intemporelle des épopées d’un des personnages cultes de Robert E. Howard.
Conan le Barbare, immortalisé par Schwarzenegger qui se bat comme un diable pour être le plus conquérant possible sur le scénario écrit par Milius
himself et un Oliver Stone à l’aube d’une carrière agitée, deviendra la référence absolue, celle à égaler. Si beaucoup tentèrent cet exploit, peu parvinrent pourtant à s’approcher d’un résultat aussi exceptionnel que celui-ci.