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Miami Vice : La Version Longue [page 1]

Par Kevin Prin - publié le 04 décembre 2006 à 03h01 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h19 - 0 commentaire(s)
Comme l'explique Michael Mann dans son commentaire audio sur le DVD, "Miami Vice Director's Cut" n'est pas plus une "director's cut" que la version montrée au cinéma qui en était également une. Il ne s'agit pas non plus d'une version longue, puisque la durée est finalement sensiblement la même (2h19 pour 2h15 au cinema). Puisque quelques scènes ont été rajoutées et quelques autres (anodines) supprimées, il s'agirait plutôt d'une "version revue par le réalisateur deux mois après la sortie au cinéma".

A la question fatidique de savoir si oui ou non cette version est meilleure, la réponse est oui immédiatement. La description qui suit de cette version longue ne vous "spoilera" pas le film en lui-même, mais éclaircira l'intérêt du rajout de ces scènes sans lequel le film pouvait vivre, mais qui lui apporte effectivement plus de consistance.

LE DEBUT DU FILM
Le début au cinéma marquait par son aspect très abrupte : à peine le logo Universal passé que nous arrivions directement dans la boîte de nuit, sans nous laisser respirer, en plein milieu d'une musique (celle de la bande-annonce), comme si nous avions raté le début de la scène. Une mise dans le bain surprenante mais ô combien efficace. La nouvelle version de Miami Vice oublie cette audace en démarrant différemment… mais, que l'on se rassure, la coupure brutale réapparaîtra un peu plus tard tout en gardant son efficacité.
Le logo Universal est cette fois-ci suivi par un générique de début, très lent, très silencieux, où son fond noir dévoile petit à petit des mouvements d'eau. Au bout d'une petite minute la caméra fait surface (une image que l'on voyait dans la bande-annonce), suit les flots et replonge quelques secondes et refait surface pour nous plonger en pleine course de bateaux Mojo, les mêmes que celui utilisé plus tard par Colin Farrell avec Gong Li. Ici, point de sensations à la Michael Bay : la musique reste calme et la mise en scène impose un recul sur la course permettant de la suivre mais surtout d'admirer des images qui font partie des plus belles de tout le film. Un moment magnifique, qui à sa fin est suivi par une scène sur les quais montrant que les deux héros sont en fait infiltrés. Leur mission : repérer le fameux macro, le même qui apparaîtra quelques secondes plus tard dans la boîte de nuit. Alors que les agents Tubbs et Crockett ont repéré leur proie, s'enchaîne la coupe brutale de la version cinéma : à peine avons-nous compris les enjeux que nous voilà déjà dans la scène de la boîte de nuit où tout va se démêler. Oui, cette fameuse coupe perd de son audace mais gagne en efficacité, passant au final moins pour un effet tape-à-l'œil de montage et plus pour une ellipse plongeant le spectateur au cœur de l'histoire. Un changement qu'il vaut mieux voir pour en comprendre l'excellence.




On remarquera par la suite quelques plans rajoutés dans la boîte, notamment celui du vigile attaqué par Jamie Foxx se prenant un coup entre les jambes qui a l'air bien douloureux.


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