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Nana - Coffret 1 : Test Dvd Et Retour Sur Le Phenomene [page 3]

Par Caroline Leroy - publié le 21 juin 2007 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h52 - 0 commentaire(s)
L'un des points forts du manga réside bien sûr dans le graphisme très stylisé de la mangaka, directement influencé par celui de la mode, mais aussi dans l'univers musical très référentiel qui lui sert de toile de fond. Nana la série retranscrit mieux encore que le film live cette effervescence qui fait énormément pour le charme irrésistible du manga, et qui n'a au passage pas grand-chose à voir avec l'univers de Beck, autre manga culte axé sur l'ascension d'un groupe de rock. Ai Yazawa puise son inspiration dans les grandes figures du punk rock de la fin des années 70, à commencer par les Sex Pistols, cités explicitement par les membres du groupe Blast (Nana Osaki, Yasushi Takagi et Nobuo Terashima) lorsqu'ils se lancent dans le recrutement d'un quatrième larron. Le personnage de Ren, ex-petit ami de Nana et bassiste renommé du groupe à succès Trapnest, dont Nana Komatsu admire tout particulièrement le leader Takumi Ichinose, est lui-même directement calqué sur Sid Vicious : même cheveux noirs en pétard, même perfecto, même tendance à s'afficher torse nu en concert et, détail ultime, même chaîne fermée par un imposant cadenas autour du cou. Evidemment, le mode de vie des lookés de cette époque se retrouve quelque peu édulcoré dans Nana : on boit et on fume certes pas mal, mais toute trace de drogue est étrangement absente du décor et le langage reste relativement chaste. L'auteure s'amuse tout de même à glisser quelques ressorts un peu trash dans son histoire, à travers le personnage de Shin'ichi Okazaki dit "Shin", notamment. A quinze ans à peine, ce petit nouveau recruté par Nana O. et ses collègues de Blast, ne cache pas qu'il arrondit ses fins de mois en rendant quelques services à des femmes plus mûres. Cet élément croustillant, qui a énormément fait pour la popularité de Shin auprès du public féminin, est malheureusement complètement absent du film live, de même que la tendance du personnage à se couvrir frénétiquement de piercings en tout genre au fur et à mesure que les pages défilent. Les personnages de Yasushi alias "Yasu", avocat à la ville et batteur de Blast sur la scène, et celui de Nobuo dit "Nobu, guitariste et compositeur du groupe, sont en revanche scrupuleusement fidèles au matériau d'origine dans les deux adaptations – la ressemblance entre l'acteur Tomoki Maruyama et son homologue de papier est d'ailleurs assez saisissante.


NANA, LE MANGA

Quant à la musique, elle se montre à la hauteur des ambitions dans la série Nana, bien qu'elle verse davantage dans le rock entraînant que dans le punk rock proprement dit. Les concerts ont beau être eux aussi un peu sages, le réalisateur Morio Asaka ne trahit pas en cela le manga, et s'aventure même un peu plus loin que le film de Kentarô Otani sur ce terrain. Et ce même si les chanteuses/actrices Mika Nakashima (qui compose une parfaite Nana Osaki) et Yuna Ito (Reira, chanteuse de Trapnest) interprètent bien les chansons de leurs personnages, ce qui n'est pas le cas dans la série. Les excellents génériques de début et de fin y sont assurés respectivement par Anna Tsuchiya (Kamikaze Girls), voix chantée de Nana, et Olivia qui devient celle de Reira. Hors concert, Nana Osaki est doublée par Romi Paku, habituellement préposée aux rôles d'adolescents rebelles (Edward Elric dans Fullmetal Alchemist, par exemple). On peut s'amuser des correspondances entre le film et la série – certaines scènes sont parfois identiques au dialogue près – en savourant pleinement la complémentarité de ces deux adaptations aussi réussies l'une que l'autre. Dans les deux cas, tous les personnages bénéficient d'un soin évident : à la charmante Nana Komatsu que campe Aoi Miyazaki dans Nana le film, la série répond par un personnage instantanément engageant, impeccablement doublé par KAORI. Même topo au sujet du ténébreux Ren Honjô, qui arbore les traits de Ryuhei Matsuda (Tabou, Big Bang Love Juvenile A) sur grand écran, et qui se voit doubler par Hidenobu Kiuchi (Kenzô Tenma dans Monster) dans sa version animée. La crème des seiyuu a manifestement été convoquée sur Nana la série, puisque l'on y retrouve aussi – sans grande surprise – les incontournables Tomokazu Seki et Akira Ishida. Tout cela venant appuyer une animation de qualité, servie par un graphisme respectueux du design d'origine en ce qui concerne les personnages, et agréablement fouillé au niveau des décors. Une réussite de plus à ajouter à l'actif d'une œuvre pleine de grâce qui n'a pas fini de faire parler d'elle.


NANA, LA SERIE

Diffusée sur Filles TV depuis décembre 2006 (fin prévue en août 2007), la série Nana sera visible sur Europe 2 TV de septembre 2007 à mars 2008. La sortie du premier coffret DVD sera précédée le 4 juillet prochain de celle de deux CD : d'un côté, celui d'Anna Tsuchiya (ANNA inspi' Nana), qui proposera notamment la chanson Rose du premier générique d'ouverture, et de l'autre celui d'Olivia (OLIVIA inspi' Reira), qui contiendra entre autres celle du générique de fin, A little pain. La chanteuse Olivia donnera d'ailleurs un concert parisien à la Loco le 6 juillet prochain, date du coup d'envoi de la prochaine convention Japan Expo.
En attendant ces réjouissances, retrouvez le test complet du premier coffret de Nana en cliquant sur le lien dédié.


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