Ce 20 Août aura été marqué d'un sacré coup de tonnerre dans le petit monde de la haute définition et plus précisément dans la guerre qui oppose le HD-DVD, crée par Toshiba et Microsoft, au Blu-Ray, crée par Sony. Alors que bon nombre d'éditeurs s'étaient rangés exclusivement du côté de Sony (Fox, MGM, Disney, Lionsgate, ...), qu'un seul avait accordé son exclusivité au HD-DVD (Universal) et que les autres jouaient sur les deux tableaux (Warner, ...), Paramount, qui appartient à la dernière catégorie, vient de rejoindre le camp du HD-DVD avec un joli accord d'exclusivité à la clé.
Et qui dit Paramount, dit Dreamworks, la compagnie de Steven Spielberg ayant été rachetée fin 2005. Si l'éditeur avait jusqu'alors proposé ses titres sur les deux formats, toutes ses nouveautés sortiront maintenant exclusivement sur HD-DVD. Les premiers titres incriminés sont donc Blades Of Glory (Les Rois du Patin, en Octobre au cinéma en France),
Shrek le troisième et
Transformers ! Soit trois gros succès au box-office américain cette année.
Les raisons avancées par l'éditeur pour un tel choix se tiennent en deux arguments principaux : "Le HD-DVD est le meilleur format haute définition" et "Le HD-DVD est le média le plus accessible des deux aux consommateurs ". Le premier argument était totalement vrai encore récemment. Paramount en aura d'ailleurs fait les frais avec Mission Impossible 3, qui proposait le supplément le plus révolutionnaire et passionnant de la HD, un commentaire audio interactif sur tout le film, qu'il était trop compliqué de programme sur Blu-Ray. Alors que l'édition HD-DVD le proposait fièrement, l'édition Blu-ray sortie quelques mois plus tard s'en trouvait dépourvu... alors qu'il est annoncé sur le dos de sa jaquette. Cependant Disney a prouvé récemment avec
Pirates des Caraïbes qu'un Blu-Ray pouvait être magnifique et proposer une interactivité digne de la haute déf. Si la bataille économique est actuellement en faveur du format de Sony (avec plus de deux titres vendus sur Blu-Ray pour un titre sur HD-DVD), la bataille artistique était enfin à égalité entre les deux formats.