Dans les années 60-70, les
Grind House étaient des petits cinémas de quartier qui diffusaient toute la nuit des films d'exploitation (blaxploitation, sexploitation, kungfuxploitation, nunsploitation), certaines compagnies de productions allant jusqu’à faire des double films spécialement pour l’événement. A l’occasion de la sortie du
Boulevard de la mort, première partie du diptyque signée Quentin Tarantino, retour sur une sélection de 100 films de sous culture qui convoquent l’esprit Grindhouse.

(Enzo G. Castellari)
Selon le visionnaire Enzo Castellari, le Bronx s'apparente à une jungle en ruine où la loi du plus fort règne en maître. Dans
, une demoiselle a envie de se frotter aux durs du coin, lasse de Manhattan et des bouffons friqués. Confrontée aux mœurs locales peu accueillantes, elle tombe amoureuse d’un bad guy. Les cruelles lois de l’amour sont… cruelles: son papa plein de biftons engage une machine à tuer pour qu'il aille rechercher sa gamine disparue. Autant le dire illico: Enzo G. Castellari est adulé par tout adorateur de bis qui se respecte. Il est connu pour ses effets spéciaux kitsch et ses fioritures stylistiques bien particulières (le bonhomme a un penchant très prononcé pour le ralenti). Dans
, il ne s'en prive pas. Avec ce film post apocalyptique, Castellari reprend grosso modo la trame du
de Walter Hill. L’exécrable interprétation de Mark Gregory en leader des rebelles aide à passer un bon moment. A ses côtés, Fred Williamson, habitué du genre, fait des étincelles. Signalons l’existence d’une suite (que nous n'avons pas vue) où les américains tentent de reconstruire un nouveau New York de ses cendres. Tout un programme.