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Plus Beau Que Moi Tu Meurs : Nanar De La Semaine [page 3]

Par Gilles Botineau - publié le 15 septembre 2008 à 05h04 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 18h22 - 0 commentaire(s)
Et à l'image de ce titre à rallonge, les principales répliques des différents protagonistes n’ont souvent ni queue ni tête. Ainsi, nous relèverons bien souvent des échanges totalement insensés entre Aldo et Prosper, tels que « Soit tu t'en vas pas, soit tu restes ici, tu choisis ! » ou bien encore « Je ne t'ai jamais écrit, pourquoi tu ne m'as pas répondu ? ». Le niveau ne s'élève donc jamais et reste au plus bas, donnant ainsi au métrage une continuité mais aussi un style à part entière.



Au final, Plus beau que moi tu meurs ressemble à un vrai film de potes, tourné en vacances, dans une ambiance définitivement bon enfant. Malgré des gags poussifs, déjà éculés à l'époque, la sincérité et la gentillesse de l'histoire rendent l'ensemble terriblement sympathique, à tel point qu'il en devient impossible de le détester. Par ailleurs, le public, en son temps, ne s'y trompa pas et fit un triomphe à cette comédie certes simpliste, mais totalement indolore. Et si le film attira plus de trois millions de spectateurs dans les salles, il ne faut pas s'en étonner outre mesure. Sorti en 1982, l'année fut prospère à certains des plus grands nanars de notre patrimoine. Ainsi, Mon curé chez les nudistes cumula 1 173 770 entrées face aux 4 209 139 spectateurs de Le Gendarme et les Gendarmettes. Aujourd'hui, rares encore sont ceux réussissant à atteindre un tel score !



Après les deux millions d'entrées atteint par Tais-toi quand tu parles, Plus beau que moi tu meurs sera un nouveau succès dans la carrière des deux trublions, l'un des plus grands mais aussi le dernier. Ils tenteront, cinq ans plus tard, de réitérer leur exploit, en se lançant dans une suite aux aventures d'Aldo et de son frère jumeau Marco. Intitulé Si tu vas à Rio, tu meurs, le tournage se déroula entièrement au Brésil, dans des décors encore plus impressionnants. Mais Aldo vieillit et le coeur n'y est plus vraiment. De son côté, Clair change de style et tente une approche beaucoup plus sérieuse, les gags étant réduits au strict minimum, malheureusement souvent inefficaces. Sans surprise, le film fut un échec et marqua le déclin d'un réalisateur unique, jadis populaire, aujourd'hui injustement oublié. On attend encore l'édition de ses films en DVD... Plus drôle que lui, tu meurs !
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