Hurlements est donc un monument du cinéma fantastique, une référence absolue, le film à posséder à tout prix et qu’il faut voir (et avoir) à tout prix. Je conclurai ce très long Popcorn Reborn consacré à ce chef d’œuvre qui annonçait très clairement la carrière du génial Joe Dante qui nous manque méchamment malgré ses épisodes bien couillus dans les
Masters of Horror (dans lesquels Robert Picardo est bien entendu présent), en évoquant rapidement l’affiche de
The Howling et une dernière petite anecdote qui en fera sans doute sourire beaucoup ! Tout d’abord comment résister à cette affiche qui est pour moi l’une des références absolues dans l’Histoire de l’affiche du film d’horreur : cette incroyable visage de femme apparaissant, hurlant et tordu de terreur, derrière la jaquette que nous tenons et qu’elle déchire des ses ongles laissant de grandes traînées dans le papier, des griffures violentes et pleines de rage… Comment ne pas être intrigué par cette présentation papier d’un film qui porte un nom, certes, propice au référencement direct dans le rayon horreur, mais aussi sur laquelle rien ne semble indiquer que nous allons découvrir une histoire de monstres…? Peut-être certains se souviennent tout de même de l’affiche française et définitivement désapprouvée par le réalisateur puisque celle-ci montrait à la place de la jeune femme, un des monstres… Enfin et pour définitivement clôturer cette semaine en beauté, terminons sur la toute mimi Dee Wallace Stone qui décidément aura enmerdé tout le monde jusqu’au bout ! Pour ceux qui n’auraient pas vu le film, je recommande sérieusement de ne pas lire ce qui va suivre et à ceux-là je leur dis donc « à la semaine prochaine » ! Pour les autres, beaucoup se sont peut-être demandés pourquoi dans cette si belle conclusion au film de Dante, lorsque Karen décide de se métamorphoser et de se faire abattre en direct pour dénoncer la colonie, elle possède une gueule totalement différente des autres loups que l’on a pu voir dans le métrage précédemment. Et bien tout simplement parce que la demoiselle ne voulait absolument pas que le public ait comme dernière image d’elle une horrible créature mais qu’il garde à l’esprit une vision d’elle plus jolie et plus tendre… D’où cette exigence d’avoir un maquillage plus « nunuche » dirons-nous poliment, idée dont elle est très fière et qu’elle a rebaptisé assez joliment « Bambi Werewolf » ! La vie est belle décidément pour DWS à qui l’on passe tout ! Et puisque aujourd’hui elle s’en est pris plein la tronche un peu injustement et qu’elle doit sans doute, à cette heure-ci et à force d’avoir les oreilles qui sifflent, être hospitalisée d’urgence pour otite aigue, nous retrouverons la grande, la belle, la ravissante, la sublime et la tellement incroyable Dee Wallace la semaine prochaine en nous retrouvant pour causer un peu d’un autre de ses films :
Les Critters… Et avant de vous quitter, je vous signale, et ce à titre informatif, que
Hurlements a connu pas moins de six suites, toutes plus mauvaises les unes que les autres et dont le second épisode possède dans ses rangs le génial Christopher Lee ! Et comme dirait la vieille dans la scène post générique de
the Howling : « Maintenant partez, et que Dieu vous protège ». Qu’il protège Dee Wallace aussi pendant qu’on y est !
Florent Kretz