Salutations, bande de Daïkinis ! Avouez que vous avez été pour le peu décontenancés de ne pas voir votre petite rubrique chérie vendredi dernier et pour finalement assister à sa mise en ligne ce lundi ! « Pas de film remis en avant pour le week end ! » s’écria le sympathique Tiamat pour qui la fin de semaine allait être définitivement gâchée ! Rassurez-vous: nous ne vous avions aucunement oublié puisque le papier dithyrambique qui sembla faire plaisir à quelques uns d’entre vous -consacré au chef d’œuvre
Backdraft- était bien bouclé mais, hélas, période de vacances oblige, les roulements d’équipes se font et certaines mises en ligne en subissent parfois les conséquences. Nous avons tout de même essayé, malgré cette semaine du 15 août de vous offrir un programme de pointe et c’est donc pour cette raison que vous aurez eu la chance d’avoir deux numéros durant cette semaine, entièrement dédiée aux pièces majeures de la filmographie de ce cher Ron Howard qui -reconnaissons le- n’aura pas fait que des bons films ! Des pièces comme celles-ci étant décidément assez rares dans le paysage, c’est donc avec une excitation sans borne que nous nous apprêtons à nous pencher vers la seconde réussite incontestable qu’est le génial
Willow, heroic-fantasy made in 80’s et au combien décrié par les adorateurs de feu Tolkien qui voient en ce moment jouissif au possible un sombre pompage des écrits de la Terre du Milieu. Nous mettrons donc de côté, le temps d’un dossier, les fanatiques extrémistes et continuerons notre marche vers le royaume de Galladorm et autre château de Tir Asleen, lieux mythiques pour tout adorateur des aventures du peck le plus cultissime de l’histoire du cinéma, après Mimi Mathi cela va de soi.
Mais avant de véritablement nous lancer dans cette épopée folle qui consistera essentiellement à nous rappeler, d’une part, à quoi ressemblait Val Kilmer avant de sombrer dans l’obésité dépressive ou encore d’affirmer haut et fort que, oui, Warwick Davis n’est peut-être pas très grand mais il fait un magicien superbement crédible, je tiens à saluer les quelques uns s’étant enflammés (
Backdraft oblige !) lors du papier sacralisant le seigneur Kurt Russell et qui nous ont offert des papiers élogieux qui m’ont particulièrement touché. Ainsi, Tiamat ou encore toi étranger au pseudo dunesque, je vous remercie et, comme dirait l’un des gus d’une TV réalité actuelle, « je vous respecte » cette citation étant utilisée un peu n‘importe quand… De plus, traditionnellement et à l’image d’un Columbo évoquant ici et là sa compagne, je me dois de vous citer l’épisode de ce vendredi et une de ses nouvelles frasques : à l’évocation de la collaboration Lucas/Howard, une petite discussion débuta avant la projection dudit film, les souvenirs remontant un à un à la surface. Aussi, à la question si oui ou non elle avait déjà vu
Willow, elle me certifia par l’affirmatif en insistant sur le fait que c’était « l’histoire avec la cage accrochée à un arbre »… Il n’y a pas de doute, vous êtes dans votre rubrique Popcorn Reborn et ce numéro met à l’honneur les aventures d’une cage et d’un arbre !


Quel bonheur ! Quelle grâce ! Quelle allégresse ! Quels enchantements enivrants nous parcourent à chaque nouvelle découverte des aventures du sieur Ufgood ! Tout cela tiendrait-il de la magie ? Sans doute puisque à la tête de ce projet phénoménal, qui non seulement n’a pas pris une ride mais surtout sait toujours se montrer aussi ensorceleur que lors de sa première présentation, deux monstres sacrés du cinéma se posent en chefs d’orchestre. Le terme « monstre » choisi pour caractériser les deux auteurs fera sans doute grincer des dents les quelques uns -comme votre serviteur- qui n’auront pas eu la chance d’être frappés par la grâce divine du demi-dieu Lucas. Et encore moins par le sourire ravageur du rouquin le plus friqué du tout Hollywood. Cependant, force est de remarquer que si le George n’est pas le metteur en scène exceptionnel qu’il pense incarner, il est avant tout un des conteurs les plus majestueux et que si Howard ne possède pas une véritable vision d’auteur, il est avant tout un habile faiseur d’images… Ainsi la collaboration des deux hommes tient presque d’une logique incroyable puisque le duo fonctionne alors comme un seul homme, le cerveau dirigeant alors le corps. Mais Minus et Cortex ne se sont pas découverts le temps d’un film puisque les deux avaient déjà eu l’occasion de se rencontrer sur d’autres projets. En effet, rappelez-vous que notre Richie préféré de Happy Days avait été dirigé par tonton Lucas dans
American Graffiti en 1973 puisque celui-ci incarnait le premier rôle aux côtés du fidèle de la clique Lucas/Spielberg, Richard Dreyfuss. De plus, les deux hommes s’étaient retrouvés lorsque Howard avait eu besoin de quelques effets visuels pour son gentil
Cocoon en 85, le jeune réalisateur déjà papa de
Splash et d’une poignée de comédies faisant appel à Industrial Light & Magic.