A l’occasion de la sortie demain dans les bacs d’un coup de coeur personnel,
Snow Cake de Marc Evans, avec une Sigourney Weaver métamorphosée pour l’occasion en autiste solitaire et tourmentée, retour sur une grande personnalité du cinéma américain, une
prima donna du grand écran que les Tchèques surnomment Weaverova, rien que ça !
Les planchesSusan Alexandra Weaver (son vrai patronyme) était prédestinée à une carrière artistique. Née d’un père producteur et directeur de la chaîne de télévision NBC à la fin des années 40-début des années 50, et d’une mère anglaise, la future et grande Sigourney Weaver (1m82 tout de même) naît et grandit au coeur de la Grosse Pomme. Au sein de sa famille, la culture est un privilège. Ainsi la jeune femme s’intéresse aux langues étrangères (elle est plutôt à l’aise en français et allemand) et absorbe toutes sortes de livres. L’un d’eux,
Gatsby le magnifique de Francis Scott Fitzgerald, lui donnera d’ailleurs l’envie de changer définitivement son prénom en Sigourney, comme l’un des personnages du roman. Elle fréquente de nombreuses écoles, dont la Ethel Walker School dont elle sort diplômée en 1967. Deux ans plus tard, elle s’inscrit en littérature anglaise à la prestigieuse université de Stanford en Californie. Comme sa mère, comédienne ayant sacrifié sa carrière afin de s’occuper de sa famille, elle ne tarde pas à suivre des cours de théâtre et entre à la Yale School of Drama à New York au début des années 70. Entre temps, la comédienne débutante apparaît dans la série télévisée
Somerset. Sigourney Weaver ne semble pas vraiment garder un bon souvenir de ces années là et surtout de ses professeurs qui la déprécient, la trouvant notamment trop grande (!) et mauvaise actrice. La décennie est marquée par des rencontres avec des pièces de théâtre, des personnages, et des comédiens avec qui Sigourney Weaver montera des projets.
Les débuts cinématographiquesAlors que l’actrice enchaîne les projets sur les planches, il faut attendre 1977 pour qu’elle obtienne son premier rôle (une courte apparition) sur grand écran, et pas avec n’importe quel réalisateur et partenaire puisqu’il s’agit de Woody Allen et de sa comédie romantique
Annie Hall. Dans le film, elle incarne l’une des maîtresses d’Alvy (Woody Allen). S’ensuivent quelques rôles puis la rencontre avec Ridley Scott et le personnage désormais culte d’Ellen Ripley à la fin des années 70.