Les années 90Dans les années 90, l’actrice ne tourne « que » onze films, ce qui en soit n’est pas si énorme. Mais compte tenu que Sigourney Weaver choisit toujours bien ses projets et préfère privilégier les rôles forts aux films insignifiants, on comprend qu’elle tourne peu. C’est ainsi que personne ne se souvient de l’avoir vue dans un navet car en effet l’actrice n’en a pas tournés. Durant la décennie la comédienne trouve encore des rôles à la mesure de son immense talent, et pas des moindres. Sigourney Weaver se laisse embarquer pour un troisième volet d’
Alien baptisé
Alien3 et réalisé par David Fincher qui reniera le film. Ce nouvel opus pourra en déstabiliser plus d’un. Beaucoup plus noir, Fincher impose déjà sa griffe en utilisant par exemple le steadycam représentant la vue subjective de la créature extraterrestre. Visuellement parlant, le film innove beaucoup, la photographie étant très impressionnante. Le film sera un échec cuisant outre-Atlantique ne rapportant que 5 Millions de plus que le budget dont l’équipe disposait (équivalent à 50 M). En 1994, autre film fort, autre grand réalisateur cette fois-ci majoritairement confirmé. Ce sera
La Jeune fille et la mort de Roman Polanski, adapté d’une pièce argentine d’Ariel Dorfman. Dans ce huis-clos étouffant, elle campe une ancienne activiste politique qui croit reconnaître son ancien bourreau et lui fera alors subir à son tour les atroces souffrances dont elle était, par sa faute, la victime malheureuse. Cette rencontre au sommet donne un résultat glaçant et terrifiant, l’un de ces films marquants dont on se souvient encore.
A la fin de la décennie Sigourney Weaver endosse pour une dernière fois (?) le personnage d'Ellen Ripley dans
Alien, la résurrection, dirigé par Jean-Pierre Jeunet. L'ultime volet sera aussi le plus gros succès de la saga totalisant 2 845 095 entrées en France. Il est cette fois-ci question de clonage. Son ADN croisé avec celui de l'alien, le personnage de Ripley prend une tournure différente, devenant plus bestiale et plus ambiguë, comme la relation qu'elle entretient avec Call (Winona Ryder). La même année,
The Ice Storm (1997) d'Ang Lee confirme son souhait de se tourner vers un cinéma plus indépendant. Elle confirmera par la suite son refus de réapparaître dans un nouvel épisode d'Alien. "
Si Alien 5 il y aura, ce sera sans moi", selon ses propres termes.
L'après AlienMalgré la comédie
Beautés empoisonnées qu'elle tourne en duo avec Jennifer Love Hewitt (et qui ne marchera pas dans l'hexagone), l'actrice semble désormais privilégier le cinéma indépendant au détriment d'un genre plus commercial. Se faisant plus rare à l'écran, elle apparaît chez Shyamalan dans
Le Village en 2004 puis
Snow Cake de Marc Evans en 2006. On redécouvre avec plaisir LA véritable Sigourney Weaver, celle qui a toujours su jongler entre la comédie, le drame, l'action et l'aventure avec aisance. En se replongeant dans sa carrière, l'actrice force véritablement le respect, peu comme elles pouvant se targuer d'avoir eu une carrière aussi audacieuse. Mrs Weaverova saura encore et toujours nous étonner, par ses choix de films, son aplomb et son sang-froid, jusqu'au prochain James Cameron... actuellement en plein
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