Film sud-coréen primé au festival de Gérardmer l’an passé,
Deux Sœurs de Kim Jee-Woon a été hâtivement présenté comme un film fantastique alors qu’il s’agit avant tout d’un drame psychologique, une plongée dans le cerveau d’une demoiselle qui confond fantasmes et réalité.
Prévu en DVD pour le début Janvier, voici un aperçu des bonus de cette édition collector on ne peut plus complète et permettant d’enrichir la vision d’un film pas aussi alambiqué et froid qu’il ne le laisse paraître.
Le filmSu-Mi et Su-Yeon, deux soeurs, rentrent chez elles. Leur belle-mère les accueille mais Su-Mi l'évite volontairement et Su-Yeon semble en avoir peur. Un jour, le frère de la marâtre et sa femme leur rendent visite.
Pendant le dîner, elle aperçoit un fantôme et des événements étranges se produisent. Le fantôme d'une petite fille hante en effet la maison. Les oiseaux meurent.
Persuadée que leur mort est due aux agissements de Su-Yeon, la belle-mère l'enferme dans un placard. Le conflit entre la marâtre et les deux jeunes soeurs ne fait que commencer... Pour rappel,
Deux Soeurs sera disponible sous la forme de deux éditions : l'une single contenant un DVD, l'autre deux. Le film est présenté dans un transfert 16/9 compatible 4/3 au format 1.85 respecté, accompagné de pistes Dolby Digital 5.1 (448kbps) en coréen et français et d'une piste DTS mi-débit coréenne. Le premier DVD ne contient que le commentaire audio, tandis que les autres suppléments se trouvent sur l'autre DVD réservé à l'édition collector.
Esthétiquement les menus sont entièrement animés et accompagnés de la musique du film principalement au piano, pour un résultat classieux et très réussi. Les transitions, toutes animées, restent courtes permettant une navigation aisée.
Menu du premier DVD
Menu du second DVD Le commentaire-audio Ce Commentaire audio du réalisateur et du chef-opérateur Lee Moe-gae synthétisent un peu tout ce qui a été dit dans les bonus. Vu que le chef-opérateur accompagne le réalisateur, il est avant tout question d’éclairage du film, du temps pris pour tourner une séquence, des décors, des choix esthétiques et des couleurs. Par exemple, entre autres anecdotes, on est surpris d’apprendre que la chambre du père est grise parce que ses cheveux sont gris (l’acteur n’a pas les cheveux gris) et que le gris se situe entre le noir et le blanc, symbole de sa passivité. Autrement, les scènes de révélation sont celles que le réalisateur préfère et ce dernier conserve un souvenir ému où les acteurs étaient bouleversés par quelques scènes qu’ils avaient à jouer.
Les acteursCette section propose cinq interviews : celles des deux jeunes Im Soo-Jung et Moon Geun-Young, des plus vieux Kim Kab-Su et Yeom Jung-Ah et du réalisateur Kim Jee-Woon. Tous passent sous le regard de ce dernier qui leur pose des questions sur les souvenirs du film et leur jeu d’acteur. Ces interviews appuient le fait que les acteurs n’ont finalement pas compris grand-chose au scénario mais ont été essentiellement séduits par l’atmosphère bizarre du script. Beaucoup confessent après coup que le film se lisait différemment après diverses visions. C’est exactement ce que ressent le spectateur pendant le film quand il le voit la première puis la seconde fois. Il faut noter que les portraits des deux jeunes actrices Im Soo-Jung et Moon Geun-Young sont complétés de lettres rédigées par icelles. Histoire de prolonger le charme littéraire de cet opus visuel…