Quelques pantalonnades que les scénaristes semblent s'être éclatés à distiller ici et là avant de nous achever littéralement avec un "Craches ta vapeur !" alors que Matrix transperce son gros némésis (un atrophié du bulbe qui se coupe la langue pour montrer qu'il rigole pas, mais qui se fringue quand même comme Freddie Mercury) avec un tuyau en laiton de 100 kilos, lancé comme un javelot. Dommage, on l'aimait bien ce méchant avec son débardeur transparent qui n'arrêtait pas de grogner comme pour masquer un complexe. Le lascar nous en a également offert quelques unes pas mal ("Une lame dans une gorge d'enfant, ça s'enfonce comme dans du beurre…") tout en sachant qu'il finirait en charpie de toute façon… Y'a pas à dire; c'est beau le sacrifice hollywoodien pour maintenir les valeur familiales. Encore plus lorsqu'elles sont tournées en dérision à tous les étages et illustrées par un héros qui se trimballe à lui tout seul une pléiade de grenades, des poignards, 14 mitraillettes, 22 pistolets, une collection d'étoiles ninja dans une main, et un lancette roquettes dans l'autre.


Véritable pamphlet de l'extrême et caricaturalement représentatif de son époque,
Commando s'impose assurément comme un incontournable de la filmographie du comédien assumant ici plus que jamais une certaine beauferie. Parce qu'il abandonne la flambe et le prestige des superproductions, on ne peut que se réjouir de le voir bénéficier d'une si jolie édition. Une attention que le consommateur saura apprécier…