Du vrai fun particulièrement avisé, à défaut de réellement servir l'intrigue, qui trouvera son apogée non pas dans son final destructeur avec le Harrier (parce que l'on a justement tout vu dans les films annonces à notre grand désarrois) mais dans l'improbable combat opposant Willis à Maggie Q. Deux sexes, deux cultures et deux violences radicalement opposées qui virent dans la barbarie pure et où notre héros n'hésite pas à filer des coups aussi violents à cette petite femme que ceux assénés aux géants affrontés dans les films précédents. Assurément la meilleure scène du film s'achevant dans une situation aussi grandguignolesque que jubilatoire dans une cage d'ascenseur… Le lieu de prédilection de l'ami John, rappelons-le. Une vraie cartoon attitude dans le registre du spectacle qui laisse de côté certains enjeux dramatiques, ou suggérés comme tel – la destruction du capitole aperçu dans la bande annonce va en décevoir plus d'un – au profit d'un certain délire cruel où l'on ne compte plus les personnages qui tombent de hauteurs folles, qui se cognent la tête un peu partout ou qui rebondissent pour atterrir plusieurs mètres plus loin – ou plus haut.

Attardons-nous enfin sur la véritable surprise du film, puisque c'est sans doute là que l'on s'attendait à prendre le moins de plaisir. Et pourtant, c'est dans ses nombreuses scènes de comédie que Wiseman tirera constamment son film vers le haut. A travers le duo Bruce Willis/Justin Long, d'une part, où malgré le dévouement de McClane évoqué plus haut, le personnage n'en reste pas moins le bon vieux rabougri que l'on a toujours connu et adoré. Willis rendosse son costume avec un automatisme déconcertant et sa moindre confrontation avec la jeunesse – le seul personnage du film plus vieux que lui étant la mère de Kevin Smith – ou un quelconque outil moderne donne lieu à des situations particulièrement tordues. Son rapport avec l'utilisation des webcams dans l'autre très bonne scène du film, vaut son pesant de cacahuètes. Détail amusant, il désosse accidentellement des jouets qui s'apparentent sérieusement à un robot qui se transforme pour l'un, et au Surfeur d'Argent pour l'autre… la concurrence appréciera. Ajoutons à cela une jeune Lucy Generro/McClane encore plus tête brûlée, bagarreuse et provocatrice que son père (ces deux là doivent absolument faire équipe dans le prochain film) et l'on se retrouve avec un vrai divertissement estival de qualité, à défaut d'une révolution trop fantasmée.

L'effort, le vrai, viendra probablement du spectateur qui va devoir se faire à l'idée que sur quatre films, la série possède désormais une moitié mineure.
Die Hard, c'est l'histoire d'un mec, un dur à cuir, que même quatre aventures mortelles n'arrivent pas à anéantir. Deux légendaires, et deux "juste" vraiment bonnes. En attendant la suite…