Par Nicolas Houguet - publié le 15 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 15 octobre 2009 à 15h00 - 0 commentaire(s)
Ouvrons l'année 2009 avec l'incarnation du « cool », Samuel L. Jackson, à l'affiche de The Spirit de Frank Miller (sortie le 31 Décembre). Pendant longtemps cantonné à des seconds rôles, il s'est imposé sur le tard et a trouvé une véritable famille de cinéma en compagnie de Spike Lee et de Quentin Tarantino dont il est le fidèle compagnon de route depuis Pulp Fiction. Il a atteint un statut iconique tel qu'il fut choisi pour incarner une figure légendaire (Shaft). Mais il a pu se prêter à des oeuvres plus graves (comme In my country de John Boorman). Son visage est l'un des plus charismatiques du cinéma contemporain, en plus d'être éminemment sympathique. Passons donc un moment en sa compagnie.

Samuel Leroy Jackson est né le 21 décembre 1948 à Washington. Elevé par sa mère et ses grands parents, il doit travailler dur pour correspondre aux grandes ambitions maternelles, et dépasser les préjugés ségrégationnistes dont étaient alors victimes les afro-américains. Etant toujours plongé dans les livres et présentant admirablement bien, il est admis à l'université où il se destine à l'architecture avant de finalement se consacrer à l'art dramatique. Il s'investit alors pour la lutte pour les droits civiques (on est à la fin des années 60) où il est très militant. Il commence par tourner dans des publicités ainsi que dans des productions télévisées et apparaît pour la première fois au cinéma en 1972 dans Together for days. Mais il se consacre avant tout au théâtre à New York où il rencontre un grand succès.
Mais il s'adonne aux excès de la drogue et de l'alcool, voulant vivre à fond et touchant le fond. Il débute assez humblement sur grand écran, on le remarque dans Ragtime de Milos Forman ou dans Un Prince à New York de John Landis. Il se fait flinguer par Joe Pesci dans Les Affranchis. Apparaissant brièvement dans des films très bons, il n'a pas encore l'occasion de faire forte impression.
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