1. >
  2. >
  3. >
  4. >Scan Sequence : Boogie Nights [page 1]

Scan Sequence : Boogie Nights [page 1]

Par Kevin Dutot - publié le 10 juillet 2007 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 19h06 - 0 commentaire(s)
Il existe des films qui dès les premières secondes imposent un style et marquent instantanément la pupille et la mémoire du spectateur. Qui en quelques minutes scotchent le public par l’aisance du cinéaste à nous plonger instantanément dans un univers étranger. La séquence d’introduction de Boogie Nights de Paul Thomas Anderson est, techniquement un tour de force, d’une audace grandiose et savoureuse et un véritable moment de magie cinématographique. Revivons, grâce à ce premier scan séquence, cette pirouette de haut-vol où le réalisateur arrive à nous présenter la quasi totalité des nombreux protagonistes du film en moins de trois minutes...

L’idéal serait pour vous de brancher votre châine hi-fi sur un bon vieux son funk ou soul des années 70. Best of My love par The Emotions de préférence, pour coller au plus près du métrage... Sunny par Boney M. fera également l’affaire ! Ca y est, c’est bon ? Vous avez enfilé votre paire de botte luisante, votre pantalon moulant et la chemise à strass de votre tante ? Alors, allons-y ! P.T Anderson nous invite à plonger au coeur des Boogie Nights...


Etape 1


Etape 2


Etape 3


Etape 4


Etape 5

Le film démarre sur un écran noir accompagné d’une musique qui collerait parfaitement à une représentation de clowns tristes : l’annonce d’une flamme originellement d’une belle lueur mais qui commence à vaciller. D’un succès et d’une gloire qui s’effrite ... Mais, ça c’est pas pour tout de suite, le métrage prendra tout son temps (2h28) pour nous raconter la fin d’une ère. Celle du porno des 70’s ... En attendant, c’est soirée Disco !

Premier plan :
Apparition spectaculaire et lumineuse du titre (1). Savamment intégré au film puisque c’est tout simplement le titre d’un métrage projeté dans un cinéma dont Anderson filme l’enseigne, « Boogie Nights » est accompagné d’une explosion musicale cuivrée qui nous force à ouvrir grand oreilles et yeux. On comprend alors que le film sera un de ceux qui parle du cinéma et de ses coulisses... la mise en abîme est immédiate. Et comme pour mieux illustrer ce tourbillon instantané, la caméra virevolte (2), tourne sur elle-même et semble, de façon tout à fait hasardeuse, prendre pour cible une voiture (3) qui se dirige vers le Hot Traxx, une boîte de nuit. Le décor est planté, l’époque également : pattes d’éléphants et brushings soyeux, enseignes étoilées et belles cadillacs...(4-5) San Fernando Valley – 1977 . Welcome to the 70’s !


logAudience