Après avoir réalisé le très réussi
Time and Tide et deux films fantastiques et d'action dont nous nous serions volontiers passé (
Legend of Zu,
Blackmask 2), Tsui Hark avait un peu disparu de la circulation.
Occupé à produire des films à la qualité légèrement douteuse (
Tsui Hark's Vampires), le voici de retour à la réalisation avec
Seven Swords, faussement présenté comme un remake des
Sept Samouraïs d'Akira Kurosawa, et en fait basé sur le livre
Seven Swords Leave Mt. Heaven. Autant dire que le résultat s'annonce sous les meilleures auspices.
L'histoire se déroule au début des années 1600, alors que la dynastie Ming vient de s'effondrer et que les envahisseurs Manchous construisent la future dynastie Qing. Pour briser toute résistance, le prince Duogeduo oblige tout pratiquant des arts martiaux à rendre ses armes aux autorités, ceux s'y opposant étant alors considérés comme des criminels. Une résistance va tout de même se former autour de Fu Qingzhu, ancien militaire de la dynastie Ming et médecin, qui ira chercher de l'aide au Mont Paradis, là où vie l'ermite "Shadow Glow", qui enverra sept guerriers leur venir en aide.
La première affiche/teaser chinoiseSeven Swords s'annonce donc comme une énorme production de Wu Xia Pian pur et dur, en soi déjà une bonne nouvelle doublée de l'absence quasi-certaine d'images de synthèse à gogo qui avaient transformé les dernières productions de Tsui Hark en bouillie visuelle difficilement regardables. Devant la caméra en tant qu'acteur et derrière en tant que chorégraphe, nous retrouvons le génial Liu Chia-Liang, réalisateur de la trilogie de la
36ème Chambre pendant la période bénite de la Shaw Brothers,
Eigth Diagram Pole Fighter – toujours avec Gordon Liu, et aussi de
Drunken Master 2 avec Jackie Chan, pour beaucoup l'un des meilleurs film d'arts martiaux de ces dix dernières années.