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Shaolin Basket Ou Le Gout Du Pur Divertissement [page 1]

Par Jean-Baptiste Guégan - publié le 13 août 2008 à 05h01 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 17h17 - 0 commentaire(s)
Le cinéma est fait de plaisirs variés. Et à l’instar des mets les plus fins, il n’est pas rare que le cinéphile se délecte aussi bien de films d’auteur exigeants que de métrages improbables, gagnés par la seule fin de divertir à tous prix. Shaolin Basket s’impose pour sa part comme un excellent représentant de la seconde catégorie. Sans afféterie ni envie de tromper sur son compte.



Incohérent et insensé par son scénario même, absolument fou dans ses délires visuels et peu soucieux de crédibilité dans ses représentations, Shaolin Basket a en effet tout du film régressif par excellence. Donc du film que l’on prend plaisir à voir pour se détendre et se délasser. Et rien d’autre. A l’instar de son honnête prédécesseur Shaolin Soccer, le dernier métrage de Kevin Chu compile le meilleur du film de potaches pour ados et les douces exagérations du manga adapté à la lettre près. Reprenant à son compte, une partie des thématiques et des bases du mythique Slam Dunk de Takahiko Inoue, Kung-fu Basket ose en effet plus que tous les blockbusters anglo-saxons. Dans l’outrance scénaristique et dans l’audace visuelle.



Contant les aventures rocambolesques de Shi-Jie dans sa quête de fortune et d’amour au travers d’une carrière de basketteur scolaire, ce nouvel avatar du cinéma mainstream asiatique va dès lors nettement plus loin que les autres productions du genre et ceci d’où qu’elles viennent. Son personnage principal est effectivement orphelin et doté de talents en matière de kung-fu qui font de lui, un as du shoot, du dunk et du contre enfiévré. Et ce n’est pas peu dire que celui qui le couve et le pousse, son agent joué par le formidable Eric Tsang, n’est rien d’autre qu’un vil profiteur, amateur d’arnaques et de coups faciles. Par conséquent, on s’accordera sur la densité d’un scénario qui dresse seulement pour arrière-plan un contexte tout juste acceptable pour mettre en scène un spectacle pourtant de haute volée.


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