Film nonsensique, débilitant et abêtissant pour certains,
Shaolin Basket développe ainsi une chose que les autres films n’ont pas. Tout ce que l’on a toujours voulu être et voir : un jeu de basket sans limites et parfait, où la transgression des règles à la sauce jeux vidéo donne un élan formidable.
En somme, le film joue à la fois sur notre besoin d’identification enfantine et notre envie de bousculer les règles du réel, nous délivrant une époustouflante série de shoots et d’actions qui rendraient Michael Jordan jaloux et Jet Li maladroit. Tout en s’appuyant à plein sur la croyance tacite que l’on accorde à l’image cinématographique. Alors, oui,
Shaolin Basket n’est pas le film du siècle mais il fait partie de ces rares films que l’on peut aller voir pour se vider la tête et profiter à plein d’une heure quarante en salles… Et avoir à nouveau sept ans et demi.
Remède à la sinistrose par sa dimension férocement excessive et véritable carnage pour cinéphiles, le dernier métrage de Kevin Chu n’est rien d’autre que la plus judicieuse sortie de cette fin du mois d’août parce qu’il est le résumé même d’une des tendances essentielles du cinéma : celle liée à l’amusement, au divertissement et à la stupéfaction qu’a toujours provoqué l’image cinématographique. Comme au temps où le cinématographe n’était que l’une des attractions des fêtes foraines.