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Stephen King : Le Recensement Filmique [page 1]

Par Florent Kretz - publié le 02 septembre 2008 à 06h00 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 17h55 - 0 commentaire(s)
"Ce n’est pas un grand film mais j’ai une tendresse particulière pour Chambre 1408 qui est passé inaperçu. Parce que ça représente une partie que j’aime beaucoup du cinéma d’épouvante américain, celle des années 80, avec lequel j’ai un peu grandi. Dans le même genre, ça m'a rappelé Dead Silence, de James Wan, qui rendait hommage à Bava. Un film avec des idées passionnantes mais dont on préfère certaines parties au résultat intégral."

Pascal Laugier



A l’occasion de la sortie de la fameuse Chambre 1408 de Michael Hafström et d’après l’une des nouvelles du recueil Tout est fatal publié pour la première fois en 2002, Dvdrama vous propose de faire un tour dans l’incroyable capharnaüm constitué des multiples adaptations du King. Sacré par ses lecteurs, adulé par les spectateurs, découvert par le public télévisuel, il semblerait que l’écrivain d’horreur le plus cultissime depuis bien longtemps soit partout ! Au détour d’adaptations plus ou moins fidèles et dans lesquelles le maître se sera plus ou moins investi, visite de son petit bazaar de l’épouvante.

Tout a été dit sur le King, tout ! Écrivain originaire de Portland dans le Maine, il ne semble plus y avoir aucun secret autour du maître absolu de la terreur et de l’horreur puisque même les détails les plus sordides de son existence ont été démasqués au travers de ses propres révélations ou par d’autres recours. De ses premiers pas en tant que professeur d’anglais vivant dans une caravane aux moments difficiles de l’alcoolisme grandissant, aucun répit n’a été laissé au romancier qui se cachera toujours un peu plus dans ses écrits, n’hésitant pas à faire appel, lorsque la célébrité le frappera, au mystérieux et si pratique Richard Bachman. Jusqu’au jour où, bien évidemment, il se fera démasquer… Mais l’écrivain possède quelques ressources qui lui permettront de s’adapter à la situation délicate du double lectorat. Une masse de lecteurs, fidèle et silencieuse qui n’a cessé de grandir toujours un peu plus à l’image de ces créatures monstrueuses et gloutonnes rappelant le Blob et dont le jeune Stephen dévorait les aventures dans ses EC Comics et autres Contes de la Crypte lorsqu‘il n‘était encore qu‘un môme. Des monstres comme celui-ci, son œuvre en regorge, trouvant à chaque forme une dimension terrible et épouvantable, en chaque visage croisé l’incarnation d’un mal ancien ou nouveau et cherchant à amener le protagoniste à sa perte. Autant de créatures diaboliques ou de malédictions qui hantent les pages de la cinquantaine de nouvelles et romans que l’auteur a rédigé d’une plume de sang et avec une vision sans concession du monde qui l’entoure et qu’il voit comme au travers d’une lentille déformante. A quasiment chaque ouvrage empli de secrets maudits correspond une œuvre filmée, que ce soit pour la télévision ou pour les plus prestigieuses salles obscures.



C’est donc dès 1973 et la vente de son manuscrit nommé Carrie à l’éditeur Doubleday, après quelques années de galères, que Stephen King décide d’abandonner son poste d’enseignant pour ne plus se consacrer qu’à la rédaction de ses cauchemars et autres terreurs enfouies. Publié l’année suivante, les droits d’adaptation sont rachetés aussitôt et c’est le jeune Brian De Palma qui s’en occupera. Fort d’une carrière déjà avancée et pleine de très beaux moments (Sœurs de Sang ou Phantom of the Paradise), le réalisateur vient de terminer Obsession et est alors en négociation pour un projet ayant pour vedette Kirk Douglas (Furie). King, n’ayant absolument pas la popularité que celle d’aujourd’hui, n’a pas son mot à dire sur l’adaptation scénaristique faite par Laurence D. Cohen mais le script est relativement fidèle à l’exception de quelques aménagements pour une facilité de réalisation. Sorti en novembre 1976, Carrie au Bal du Diable convainc le public et la réputation de King augmentera d’une manière remarquable. Au point que son roman vampirique Salem’s lot, écrit durant la production courant 1975, est aussi acheté pour une transposition en mini série. King reste aux commandes du scénario accompagné de Paul Monash et voit la série dirigée par un Tobe Hooper motivé qui vient de se faire virer du tournage d’un thriller nommé The Dark. Le réalisateur de Massacre à la Tronçonneuse tache de se plier aux recommandations de l’écrivain avec qui il noue une solide amitié. Interprété par David Soul et hanté par un vampire majestueux Les Vampires de Salem, dont la durée totale dure 184 minutes, aura même droit à un montage de 112 minutes pour une sortie dans nos contrées fin 79.


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