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Stephen King : Le Recensement Filmique [page 4]

Par Florent Kretz - publié le 02 septembre 2008 à 06h00 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 17h55 - 0 commentaire(s)
Les Évadés de Frank Darabont réitère les miracles qu’avaient fait Stand by me ou encore Misery : bien que dur et sans concession, le film ayant pour vedette Tim Robbins, Clancy Brown et Morgan Freeman, saura toucher les critiques et faire reconnaître le maître de l’horreur comme un auteur à la sensibilité incroyable. Le film, malgré sa réputation exceptionnelle ne connaîtra pourtant les joies de la popularité que lors de sa sortie en VHS, the Shawshank Redemption étant un échec commercial en salle. Tout comme Dolores Claiborne d’ailleurs qui, sorti la même année et malgré la présence de Bates déjà vedette de Misery, ne parviendra jamais à s’élever très haut. Le carton en vidéoclub viendra quelques mois plus tard avec la nouvelle collaboration de Tobe Hooper et de l’écrivain pour le très horrifique Mangler et sa presse géante. Robert Englund et quelques effets sanguinolents permettront aux trois stars (l’écrivain, le cinéaste et l’acteur) de se refaire une santé. Tom Holland remettra le couvert l’année d’après avec l’adaptation très forte de la Peau sur les Os qui sortira en salle en 97, faisant ainsi diversion pour le King qui signera quelques scénarios pour des séries en vogue (X-files, Au-delà du réel) et qui encouragera même le remake par l’inconnu Chris Thomson de son propre Maximum Overdrive, représenté sous le titre Les camions de l’enfer. Les Ailes de la nuit (the Night Flier) virant plus vers le nanar que vers l’adaptation réussie de la nouvelle L’oiseau de Nuit dans 13 histoires diaboliques, on se concentrera plus sur Un Élève Doué tiré des Différentes saisons et qui à défaut de faire un grand succès, sera un excellent film. Réalisé par un Bryan Singer tout juste revenu de son Usual Suspects, le film retraçant la rencontre d’un officier nazi planqué dans une banlieue américaine avec un jeune élève sera interprété par Brad Renfro et Ian McKellen.



Le succès considérable de la Ligne verte par le fidèle Darabont d’après le feuilleton qu’avait publié l’écrivain poussera les producteurs à se pencher vers les dimensions plus familiales de l’auteur de terreur. Ainsi, l’année d’après, la mise en chantier de Cœurs perdus en Atlantide ne trompe personne et le film quoique gentillet ne parviendra pas à créer le raz de marée attendu. Au contraire, le public semble souhaiter un retour du maître dans des œuvres violentes puisque ce sont les téléfilms Rose Red ou la Tempête du siècle (tous deux réalisés par Craig R. Baxley et dans des formats gigantesques) qui emportent l’adhésion. L’écrivain, voyant que les détenteurs des droits de certaines adaptations ne se privent pas pour tirer la ficelle comme avec Carrie 2 : la Haine, se penche sur la question du rachat et fait réaliser une nouvelle variation de cette histoire de jeune femme aux pouvoirs étranges. Au cinéma Dreamcatcher, quoique pas terrible, fait oublier toutes les suites du Démon du Maïs et de Vengeance secrète dont Sœurs de Glace vient de clôturer la très mauvaise série. En 2002, David Koepp reprend une nouvelle de Minuit 2 -Vue imprenable sur le jardin- et propose une variation autour du pseudonyme comme l’avait déjà fait the Dark Half. Il s’agira de Fenêtre Secrète qui sortira dans les salles obscures la même année que la mise en place de la relecture de la série culte de Lars Von Trier par Stephen King. The Kingdom Hospital sera un véritable succès public à défaut d’être artistique mais sera totalement éclipsé par la renommée de la sérié Dead Zone qui ne cessera de monter.



Si la reprise de Les Vampires de Salem ne débarqua jamais en France, les travaux à quatre mains de Garris et de King eux se feront bien remarquer. Après la sortie du rigolo Riding the Bullet, ce sera au tour de Desolation de se voir adapté par Garris lui-même mais pour une sortie directe en DVD cette fois-ci ! Tandis que Stephen King, en 2006, est totalement pris par la série Rêves et cauchemars, une anthologie tournant autour de son œuvre avec huit adaptations de nouvelles provenant de Danse macabre, Rêves et cauchemars et Tout est fatal, Darabont se lance dans le projet d’adapter The Mist. Basé sur une nouvelle du recueil Brume, il proposera de retoucher quelques détails pour rendre une aura aussi terrifiante que celle du livre. La réussite de Chambre 1408 n’ayant pas convaincu l’ensemble, Stephen King accepte. The Mist deviendra donc l’un des films les plus durs et percutants à la fois de l’année mais surtout de la carrière du King, le film de Darabont se plaçant directement aux côtés de Simetierre. Stephen King est donc l’un des écrivains ayant le plus inspiré le grand monde du divertissement audio-visuel. Pas toujours dans des qualités irréprochables, les adaptations de ses œuvres sont malgré tout vivantes d’un esprit que seul les romans du maître connaissent. Et lorsque l’on voit la centaine de revisites qui ont déjà été accomplies en à peine plus de trente ans, on peut être sûr que l’avenir sera aussi plein des œuvres de l’écrivain. L’un de ses derniers ouvrages, Cellulaire, serait déjà en négociation pour être adapté par Eli Roth et a même déjà connu les joies du plagiat (The signal). Quant à la Tour sombre, son adaptation en comics semble de plus en plus intéresser les producteurs pour une version live… Il ne nous reste plus qu’à attendre pour découvrir un nouveau moment de frousse au cinéma mais de toute façon, vous pouvez toujours vous plonger dans un de ses bouquins pour patienter !
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