Amis du gore, de l’ultra violence et du nanar, soyez les bienvenus ! Nous avons pour vous aujourd’hui un véritable morceau de choix puisqu’issu de l’esprit tordu et sans talent du maître de la bisserie made in Hong –Kong Ngai Kai Lam (ou Lai Choi Nam ou Simon Nam selon les films), nous arrive un long métrage qui ne laissera personne indifférent, tant par son manque d’aptitude à créer un film à la mise en scène réfléchie au delà de tout effet de style faussement choc, que par des séquences à la majesté mémorable (point de cela ici). Mais justement, c’est dans cette non-unité visuelle absolue (des filtres photo souvent dégueulasses, des impairs de mise en scène en veux-tu en voilà, des effets plus outranciers tu meurs, … ), dans sa direction d’acteurs inexistante, laissant en roue libre des figurants triés sur le volet pour leur incapacité à jouer, et dans un script voguant à un rythme erratique entre la boucherie graphique la plus sérieusement effarante (mais servie par des effets fauchés) et le grand guignol le plus maladroit, que
Story of Ricky trouve une cohérence fragile et presque miraculeuse, le hissant au sommet d’un art de l’à peu près fabuleux.
Après
Kujaku-Ô et sa fausse suite
A Xiu-lo, retraçant les aventures de Kujaku, un héros de dessin animé capable d’invoquer les mantras par la concentration mystique et le triturage de croisage de doigts et d’ainsi combattre les démons et autres morts vivants (les gamers de l’ancienne école auront bien entendu reconnu le
Mystic Defender ayant autrefois fait les beaux jours de la Megadrive/Genesis de Sega), Ngai Kai Lam s’attaque ici à une autre adaptation de manga dont le caractère too much a sans aucun doute titillé la fibre créatrice démesurée. Fiction carcérale complètement barrée,
Riky-Ô narre les aventures d’un homme qui atterrit en prison après avoir tué l’homme responsable de la mort de sa petite amie, celle-ci s’étant suicidée pour éviter le viol. D’entrée, le métrage tente de se donner des airs de film futuriste en se situant en l’an 2001, soit une décennie après son année de production, et affiche une volonté de coller à une autre œuvre que nous nommerons plus tard.